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Le VIH/sida et les adolescents
C’est de loin en Afrique subsaharienne que le VIH/sida se répand le
plus vite parmi les jeunes; on évalue à 8,6 millions le nombre de
jeunes (dont 67 % de sexe féminin) qui sont atteints du VIH/sida.
En Afrique du Sud, au Botswana et au Zimbabwe, on évalue à 60 %
la proportion des garçons âgés aujourd’hui de 15 ans qui seront
infectés un jour ou l’autre(27).
Le VIH se répand rapidement aussi en Asie du Sud; on évalue à
1,1 million le nombre de jeunes (dont 62 % de sexe féminin) qui
sont infectés. Dans certaines parties du sud de l’Inde, l’épidémie,
d’abord répandue parmi les travailleuses de l’industrie du sexe et
les consommateurs de drogues par injection, a gagné l’ensemble de
la population.
En Amérique latine et dans les Caraïbes, on évalue à 560 000 le
nombre de jeunes (dont 31 % de sexe féminin) qui sont atteints du
VIH/sida. Quelques pays des Caraïbes sont les plus gravement
atteints par l’épidémie en dehors de l’Afrique, avec au moins 2 %
des jeunes femmes infectées. En Amérique latine, le virus s’est
répandu principalement parmi les homosexuels, mais dépassant ce
groupe de population il est en train de gagner les jeunes femmes.
L’Asie orientale et l’Asie du Sud-Est comptent, selon les évaluations,
740 000 jeunes atteints du VIH/sida, dont à peu près la moitié
sont de sexe féminin. Étant donné la nombreuse population de la
Chine et l’incidence croissante du VIH, le nombre de jeunes atteints
du VIH/sida dans la région a chance d’augmenter considérablement.
L’épidémie, d’abord concentrée parmi les consommateurs de drogues
par injection et les travailleuses de l’industrie du sexe, a maintenant
gagné l’ensemble de la population au Cambodge, au Myanmar et en
Thaïlande. (La Thaïlande a toutefois réussi à diminuer sa prévalence.)
En Europe orientale et centrale, les taux d’infection augmentent
rapidement. En 2001, on évaluait à 430 000 le nombre de jeunes
(dont 35 % de sexe féminin) qui étaient atteints du VIH/sida.
L’épidémie se répand dans cette région principalement à cause de la
consommation de drogues par injection, surtout chez les jeunes
hommes, mais aussi du trafic des femmes et de la prostitution.
Il y avait en 2001 environ 160 000 jeunes séropositifs (dont 41 %
de sexe féminin) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Bien que
les systèmes de surveillance se soient améliorés dans cette région au
cours des quelques dernières années, ce chiffre est peut-être inférieur
à la réalité. Si les rapports sexuels entre jeunes non mariés
sont rares, la région doit néanmoins être vigilante et faire mieux
prendre conscience du danger à la population. On a des preuves
que les taux d’IST augmentent – et c’est un signe précurseur de
l’accroissement des cas d’infection par le VIH. Les taux élevés de
consommation de drogues par injection dans certains secteurs indiquent
aussi que le VIH pourrait fort bien se répandre.
En Amérique du Nord et en Europe occidentale, l’épidémie est
largement contenue, excepté parmi les pauvres et les minorités,
les toxicomanes et les travailleuses de l’industrie du sexe. Mais un
sentiment illusoire de sécurité, surtout parmi les jeunes, pourrait
annuler les progrès réalisés dans le ralentissement de la diffusion
du VIH.

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