UNFPAÉtat de la population mondiale 2003
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2003: L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Aperçu général de la condition des adolescents
L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction
Le VIH/sida et les adolescents
Promouvoir un comportement plus sain
Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Programmes d’ensemble pour adolescents
Donner priorité aux adolescents
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction

Le mariage précoce et le mariage dès l’enfance
Des normes changeantes, des défis redoutables
Le soutien des parents et de la famille
La violence sexuelle et la traite des humains
La coupure génitale féminine

La coupure génitale féminine

La coupure génitale féminine (CGF, aussi connue sous le nom de mutilation féminine ou de circoncision féminine) menace la santé de millions de filles en matière de reproduction et de sexualité en Afrique subsaharienne et dans le Moyen-Orient.

Au Soudan, la stérilité qui résulte de l’infibulation pourrait être l’une des causes des taux relativement élevés de divorce(70). L’attitude des hommes, surtout s’agissant de contrôler la sexualité féminine, est un facteur important de la perpétuation de la CGF(71).

Dans le monde entier, environ 130 millions de filles et de jeunes femmes en ont été victimes et environ 2 millions de plus (soit 6 000 chaque jour) sont exposées chaque année à la subir. La CGF est pratiquée dans 28 pays environ, les taux de prévalence allant de 5 % en République démocratique du Congo à 98 % en Somalie, dans la Péninsule arabe et la région du Golfe(72). Des études menées en 1995 ont établi qu’en Égypte 97 % des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans en avaient été victimes; au Mali, le taux était en 1998 de 94 %(73).

Cette procédure est pratiquée le plus souvent par un personnel non médical – à savoir des accoucheuses traditionnelles, des sagesfemmes et de « vieilles femmes » – qui utilisent des lames non stérilisées ou des ficelles, ce qui aggrave le risque d’infection; un traitement postopératoire ou d’urgence n’est généralement pas disponible dans l’immédiat(74).

LES MOYENS DE RÉDUIRE LA CGF De nombreux pays ont adopté des lois interdisant la CGF : le Burkina Faso, Djibouti, l’Égypte, le Ghana, la République-Unie de Tanzanie, le Sénégal et le Togo. Si ces lois prévoient des amendes et des peines de prison(75), l’application en est souvent relâchée et la pratique continue, entourée d’un plus grand secret.

Des efforts sont en cours pour réduire l’incidence de la CGF et changer les attitudes sous-jacentes concernant la sexualité féminine et la valeur des femmes. Au Kenya, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), l’organisation Maendeleo ya Wanawake (MYWO) et le Programme for Appropriate Technology and Health ont promu la « circoncision orale », autre rite de passage qui préserve les aspects positifs de la tradition culturelle(76). La Loi sur les enfants adoptée en 2001 au Kenya interdit la CGF(77). Un programme étendu sur une semaine, au cours duquel les adolescentes sont isolées du monde, reçoivent des enseignements traditionnels, une éducation et des conseils relatifs à la santé, est suivi d’une cérémonie à laquelle toute la communauté participe, marquée par un banquet, des danses et des chants qui affirment le joyeux passage à la condition de femme adulte.

Outre les chefs de communauté, le projet a fait intervenir hommes et garçons, en particulier les frères et les pères; les garçons ont déclaré qu’ils refuseraient d’épouser des filles ayant subi la CGF, ce qui rassure les parents quant à la chance qu’auront leurs filles non circoncises de trouver plus tard un mari. En janvier 2000, l’UNFPA et plusieurs autres institutions des Nations Unies ont signé un accord aux fins d’étendre cette activité à d’autres communautés où les taux de CGF sont élevés.

Au Sénégal, l’organisation Tostan s’est efforcée de faire mieux prendre conscience de la santé et des droits, ce qui a conduit aux décisions de groupe prises dans 938 villages (soit 18 % des 5 000 communautés reconnues) d’abandonner la CGF et le mariage précoce(78). Au Mali, “La santé demain” adopte une approche plus ouvertement critique, en enseignant à la population par la musique le dommage que cause la CGF(79).

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