UNFPAÉtat de la population mondiale 2002
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2002: La population, la pauvreté et les obejctfs mondiaux de développement: la voie à suivre
State of World Population
Sections
Aperçu général
Comment caractériser la pauvreté
Macroéconomie, pauvreté, population et développement
Les femmes et l'inégalité entre les sexes
Santé et pauvreté
Le VIH/sida et la pauvreté
Pauvreté et éducation
La population, la pauvreté et les objectifs mondiaux de développement
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

La population, la pauvreté et les obejctfs mondiaux de développement: la voie à suivre

Le Cadre
Les recommadations pratique
Des ressources pour la population et la santé en matière de reproduction
Investir pour la santé, combattre la pauvreté

Des ressources pour la population et la santé en matière de reproduction

Depuis 1969, l'UNFPA a été la plus importante source multilatérale d'aide aux problèmes de population, fournissant environ 6 milliards de dollars aux programmes y afférents.


LES OBJECTIFS DE LA CIPD EN MATIÈRE DE RESSOURCES En 1994, à la Conférence internationale sur la population et le développement, les pays se sont engagés à assurer l'accès universel à la santé en matière de reproduction d'ici 2015 (25). L'examen de la CIPD après cinq ans et les conférences internationales et régionales ultérieures ont réaffirmé cet objectif (26).

L'objectif demeure prioritaire pour la communauté internationale. Il figure dans les normes de suivi des institutions bilatérales d'assistance (notamment des organismes de développement des États-Unis et du Royaume-Uni), de la Banque mondiale et des pays en développement qui déploient des efforts à cette fin.

Dans le cadre du consensus de la CIPD, la communauté internationale a accepté les évaluations d'experts sur le coût d'un ensemble de services visant à atteindre l'objectif de l'accès universel à la santé en matière de reproduction. Cet ensemble de services comprenait les éléments ci-après : planification familiale; accouchement sans danger; prévention des maladies sexuellement transmissibles; autres services de santé en matière de reproduction; enfin, collecte et analyse des données de population. Ces évaluations ont été réaffirmées à l'Assemblée générale des Nations Unies tenue cinq ans plus tard, en 1999, pour examiner les progrès de la mise en oeuvre de la CIPD.

Cet engagement visait à assurer que toute grossesse serait une grossesse désirée et tout enfant un enfant désiré, né avec les soins qui garantiraient que la mère aussi bien que le bébé seraient en bonne santé et n'auraient contracté aucune maladie sexuellement transmissible.

Les besoins estimatifs étaient de 17,0 milliards de dollars par an en 2000. Il était prévu que ces besoins passeraient à 18,5 milliards de dollars en 2005, 20,5 milliards de dollars en 2010 et 21,7 milliards de dollars en 2015. Il était demandé à la communauté internationale de verser un tiers de ces montants.

Les services compris dans l'ensemble susmentionné peuvent être fournis par les systèmes de soins de santé primaires. Des ressources complémentaires seront nécessaires pour la mise en place de l'infrastructure sanitaire de base, les soins tertiaires, les soins obstétricaux d'urgence, les interventions spécialisées de prévention du VIH/sida (27), enfin le traitement et les soins destinés aux personnes atteintes du VIH/sida.


LES RESSOURCES ADDITIONNELLES NÉCESSAIRES D'autres ressources encore sont nécessaires pour d'autres objectifs de développement liés à la population qui figurent dans le Programme d'action. Ce sont notamment les suivants :

  • éducation de base pour tous;
  • affranchissement des femmes;
  • préoccupations écologiques
  • création d'emplois;
  • élimination de la pauvreté.

Un établissement plus détaillé des coûts de la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire précisera certains de ces besoins complémentaires.

Certains besoins concernant la santé en matière de reproduction n'étaient pas prévus en totalité en 1994 et appellent des ressources additionnelles. Au nombre de ces besoins figurent les efforts beaucoup plus vastes et plus urgents qui visent à prévenir l'infection par le VIH/sida; et l'élargissement de l'information, des soins et services à délivrer dans les situations d'urgence.


LES PROGRÈS DANS LA MOBILISATION DES RESSOURCES Les pays donateurs contribuent actuellement moins d'un quart des dépenses ordinaires nécessaires pour atteindre l'objectif de l'accès universel à la santé en matière de reproduction d'ici 2015. Ils s'étaient engagés à couvrir un tiers d'un total bien plus important.

À la CIPD, les pays ont convenu qu'un tiers du montant annuel de 17 milliards de dollars nécessaires en 2000 pour les programmes de population et de santé en matière de reproduction, soit 5,7 milliards de dollars, devrait provenir de la communauté internationale; tandis que deux tiers, soit 11,4 milliards de dollars, proviendraient des pays en développement et des autres pays ayant besoin d'assistance.

En l'an 2000, le montant total des dépenses a été de 10,9 milliards de dollars. L'assistance s'est élevée à un total de 2,6 milliards de dollars. Ce chiffre représente moins d'un quart (24 %) du montant total des dépenses et moins de la moitié (46 %) de l'engagement pris. Les pays en développement ont contribué 8,3 milliards de dollars, c'est-à-dire 76 % du total dépensé et environ 73 % de leurs engagements. Quelques grands pays groupent la majeure partie de ces dépenses. L'Afrique est la région où la plus forte part (70 %) des allocations proviennent de sources internationales.


NÉCESSITÉ D'ÉLARGIR LES DOMAINES D'ACTION Le Sommet du Millénaire a adopté une approche de la santé centrée sur la maladie. Des problèmes tels que les grossesses non désirées et la planification familiale, qui ne sont pas des maladies, n'ont pas figuré en bonne place dans les décisions du Sommet, et par conséquent pas davantage dans les objectifs de développement pour le Millénaire.

La Commission sur la macroéconomie et la santé (28) n'a pas établi pleinement le coût de la planification familiale, élément clef de la santé en matière de reproduction, quand elle a évalué les besoins des interventions essentielles en matière de santé. Elle n'a pris en compte le coût des produits de planification familiale que pour une année après la naissance d'un enfant, bien que selon les normes de l'OMS la santé des enfants et des mères ait beaucoup à gagner si les naissances sont espacées de 24 à 30 mois.

Des ressources sont donc nécessaires pour garantir une fourniture adéquate de méthodes temporaires de contraception, comme les préservatifs. D'après les évaluations faites pour les régions les moins avancées par la Division de la population (ONU) (29) , plus de 100 millions de couples - soit plus de 20 % de tous les utilisateurs - recourent à des méthodes temporaires. Les utilisatrices de DIU, qui représentent une autre tranche de 27 %, ont aussi besoin d'être réapprovisionnées, mais à de plus longs intervalles.

L'excellente base de départ fournie par la Commission peut être encore précisée à mesure que le processus de suivi se poursuit, prenant note de ces besoins additionnels et reconnaissant l'importance de l'accès universel à la santé en matière de reproduction, y compris la planification familiale, pour atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire (30).


DE NOVEAUX INVESTISSEMENTS DANS LA PLANIFICATION FAMILIALE En ce qui concerne la planification familiale, les investissements nécessaires dans les programmes - toujours dans le cadre du renforcement de l'infrastructure sanitaire - sont les suivants :

  • produits et systèmes logistiques;
  • gestion et contrôle de la qualité;
  • conseils et suivi (y compris aménagements dans le choix de la méthode, s'il y a lieu);
  • recherche socioculturelle pour éliminer les obstacles à une utilisation efficace ou correcte et pour faciliter l'introduction de nouvelles méthodes ou options de prestation des services;
  • introduction aux systèmes de participation aux coûts;
  • mise en place de partenariats appropriés entre secteur public et secteur privé;
  • recherche sur les activités en cours et mise au point de contraceptifs.

Il faut mener une recherche sur les méthodes efficaces, appréciées des utilisateurs et culturellement acceptables de planification familiale, en particulier sur celles que la femme elle-même peut contrôler. Pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida, il faut faire des investissements additionnels dans des contraceptifs qui soient aussi des microbicides.

Tel devrait être un élément de la réponse à l'appel de la Commission à augmenter sensiblement le financement de la recherche-développement mondiale concernant le lourd tribut que la maladie prélève sur les pauvres (31) La mise au point de contraceptifs, leur fourniture, la logistique et la gestion y afférentes doivent aussi être incluses dans les évaluations des investissements et des dépenses ordinaires indispensables.

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