UNFPAÉtat de la population mondiale 2002
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2002: Santé et pauvreté
State of World Population
Sections
Aperçu général
Comment caractériser la pauvreté
Macroéconomie, pauvreté, population et developpement
Les femmes et l'inégalité entre les sexes
Santé et pauvreté
Le VIH/sida et la pauvreté
Pauvreté et éducation
La population, la pauvreté et les objectifs mondiaux de développement
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

Santé et pauvreté

Aperçu général
Santé en matière de production et pauvreté
Mesures des différences dans l'état de santé entre riches et pauvres
Pour plus d'équité dans les soins de santé

Santé en matière de production et pauvreté

Les problèmes de santé en matière de reproduction sont radicalement différents de presque tous les autres problèmes de santé. Les rapports sexuels et la procréation sont au centre de la vie, source de joie, d'affection et d'intimité spirituelle.

DES DROITS REFUSÉS L'inquiétude liée à leur santé en matière de reproduction est aussi, surtout pour les femmes, un autre aspect des insécurités qui caractérisent leur expérience de la pauvreté. En l'absence de planification familiale - à laquelle les femmes pauvres ont un accès moindre que les femmes plus aisées -, le risque de grossesse non désirée peut faire de tout rapport sexuel une source d'inquiétude (11) l'éventualité d'une infection sexuellement transmissible, en particulier du VIH, ajoute à l'insécurité. La grossesse peut être une période de danger et d'inquiétude; l'accouchement peut être une cause de maladies, de lésions débilitantes ou de décès.

La baisse de la fécondité, notamment le moindre nombre d'enfants non désirés, a pour effet d'améliorer l'état de santé des mères et des enfants. Les enfants non désirés sont plus exposés à des infections respiratoires et diarrhéiques que les enfants désirés. Que les enfants soient désirés ou non, chaque nouveau frère ou soeur réduit de 2 à 8 % la chance qu'un enfant reçoive le traitement nécessaire en cas de maladie. Partout où le niveau d'immunisation est faible, les enfants désirés sont vaccinés entre une et demie et deux fois plus souvent que les enfants non désirés (12).

LES CONTRAINTES SOCIALES Dans de nombreuses cultures, on n'aborde que difficilement les problèmes sexuels et le thème de la procréation. En de telles conditions, exercer des choix - par exemple, planifier l'utilisation de contraceptifs - peut apparaître comme une source de honte et d'humiliation. Parler de la violence d'origine sexiste, en particulier des sévices sexuels, est particulièrement difficile pour les femmes pauvres (13).

Il y a une autre différence cruciale concernant la santé en matière de reproduction. Seules les femmes portent des enfants

Elles sont exposées à des risques que les hommes ne peuvent apprécier pleinement. Les femmes sont aussi plus exposées à des risques partagés tels que les maladies sexuellement transmissibles, tant pour des raisons biologiques que parce qu'elles sont socialement défavorisées.

Les contraintes sociales retentissent sur les soins de santé en matière de reproduction dispensés aux femmes. Les hommes font plus souvent usage des services de santé structurés, en partie parce qu'ils ont le contrôle de l'argent nécessaire pour en acquitter le prix. Les femmes recourent plus volontiers aux services de la médecine traditionnelle ou d'autres sources possibles, parce qu'ils sont moins chers, plus rapprochés et plus familiers (14).

L'expérience qu'ont les femmes des soins de santé retentit aussi sur la manière dont elles les utilisent : un traitement attentif ne leur est pas garanti au dispensaire ou à l'hôpital. Les agents sanitaires tendent à mépriser les femmes pauvres. Les femmes analphabètes, en particulier, peuvent se sentir incapables de décrire leur condition ou de comprendre les conseils qui leur sont délivrés.

Les besoins des pauvres, et en particulier des femmes pauvres, sur le plan de la santé en matière de reproduction ne retiennent pas l'attention des décideurs, ni même des femmes elles-mêmes. Les pauvres donnent priorité à leurs besoins immédiats et urgents, qui sont nombreux. La grossesse et l'accouchement sont tenus pour des événements incontournables - de même que les risques qui y sont liés, même s'ils procèdent de causes faciles à éviter.

17 AU BANGLADESH, SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION POUR LES PAUVRES DES ZONES URBAINES

La population urbaine du Bangladesh augmente de 6 % par an, soit trois fois plus vite que la population du pays entier. La croissance démographique est la plus rapide dans les quartiers de taudis, où s'entassent environ 225 000 personnes par kilomètre carré. La moitié des habitants de ces taudis sont pauvres; 30 % peuvent être classés comme des pauvres qui n'ont pratiquement aucune chance d'échapper à leur condition.

L'urbanisation rapide a engendré des conditions écologiques et sanitaires dégradantes. La diarrhée est presque deux fois plus répandue dans les taudis surpeuplés de Dhaka et de Chittagong que dans les zones rurales. La prévalence de la malnutrition, de la tuberculose, des maladies évitables par vaccin et des infections sexuellement transmissibles y est aussi plus élevée; les taux d'immunisation y sont plus bas.

Les femmes des quartiers de taudis n'ont qu'un accès limité à l'information et aux soins de santé en matière de reproduction, parce que les centres de santé ne sont pas situés en des points d'accès facile pour elles. Voici les résultats de cet état de choses :

  • 93 % des adolescentes mariées ont déjà des enfants;
  • 22 % des filles mettent au jour avant d'atteindre 15 ans;
  • 63 % des femmes n'ont jamais utilisé une méthode moderne de planification familiale;
  • 40 % deviennent enceintes malgré leur volonté parce qu'elles ne savent pas où trouver des services.

Dans le cadre du Projet de soins de santé primaires en milieu urbain, appuyé par l'UNFPA, la Banque asiatique de développement et l'Agence norvégienne de coopération pour le développement, 14 ONG expérimentées renforcent les services de santé en matière de reproduction et en forment le personnel et les administrateurs.

Neuf centres de maternité gérés par la municipalité, à Dhaka, et 16 dispensaires gérés par des ONG ont été reclassés et sont devenus des centres complets de santé en matière de reproduction. Ils prennent en charge les patientes qui leur sont envoyées de 190 centres de soins de santé primaires et fourniront en fin de compte des soins prénatals et postnatals et les services normaux d'accouchement; des soins obstétricaux d'urgence; des moyens de contraception cliniques et non cliniques; et le traitement des infections de l'appareil génital et des infections sexuellement transmissibles.

Jusqu'à présent, environ 200 médecins, paramédicaux, conseillers et techniciens de laboratoire ont été formés à prêter des soins et délivrer des conseils. Aujourd'hui, 10 centres pratiquent des césariennes.

Dans les communautés urbaines, le projet fournit des informations sur la maternité sans danger, l'allaitement naturel, la planification familiale, les infections sexuellement transmissibles et le VIH/sida. Source



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