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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2002: Santé et pauvreté
State of World Population
Sections
Aperçu général
Comment caractériser la pauvreté
Macroéconomie, pauvreté, population et developpement
Les femmes et l'inégalité entre les sexes
Santé et pauvreté
Le VIH/sida et la pauvreté
Pauvreté et éducation
La population, la pauvreté et les objectifs mondiaux de développement
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

Santé et pauvreté

Aperçu général
Santé en matière de production et pauvreté
Mesures des différences dans l'état de santé entre riches et pauvres
Pour plus d'équité dans les soins de santé

Aperçu général

" Le plus grand ennemi de la santé dans le monde en développement est la pauvreté. "

Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, dans une allocution à l'Assemblée mondiale de la santé, 2001

Les pauvres sont plus souvent malades que les plus aisés. Leur niveau général de santé et de bien-être est plus bas. Ils sont plus exposés aux maladies contagieuses (1) et ils sont moins résistants. Ils risquent davantage de vivre et de mourir dans des environnements dangereux. Ils ont moins d'aliments et un moindre accès à l'eau salubre (2). Leur logement leur offre une moindre protection contre les variations climatiques et il est plus souvent surpeuplé.

Ils ont un moindre accès aux soins de santé, et les services qu'ils reçoivent sont de qualité médiocre et ne répondent pas à leurs besoins. Les médecins et les infirmières leur accordent moins de respect et de temps. Ils ont une moindre chance de se remettre complètement d'une maladie et ils meurent plus tôt. En outre, ils courent le risque de tomber encore plus avant dans la pauvreté parce que la mauvaise santé les a contraints d'arrêter leur travail et que les soins de santé sont trop chers pour eux.

Dans une enquête portant sur 41 pays, les pauvres ont placé la maladie au premier rang des causes de la misère et des raisons expliquant une chute dans la pauvreté (3). Ils vivent constamment dans la crainte de perdre des journées de travail et le revenu qu'ils en attendent. Beaucoup de ceux qui sont au bord de la pauvreté pourraient y tomber à la suite d'une maladie grave, et les pauvres ne sont pas plus éloignés de devenir totalement démunis. Les pauvres voient dans la mauvaise santé, la maladie et la pauvreté des maux indissolublement liés (4).

Les individus pauvres et peu instruits sont plus exposés à avoir des emplois exigeant un grand effort physique; pourtant, leur condition physique est moins bonne (5) et la malnutrition sape leurs forces.

La santé en matière de reproduction est une composante essentielle de l'état de santé général (6). Chez les femmes d'âge procréateur, la maladie est liée pour plus d'un cinquième à l'activité sexuelle et à la reproduction. Dans l'Afrique subsaharienne, la proportion atteint 40 % (7).

Le sida est une maladie de la pauvreté et a jeté bien des familles dans la pauvreté. Dans les années 90, le sida a réduit de 0,8 % environ la croissance annuelle par habitant en Afrique. Les modèles statistiques font apparaître un avenir sombre. Dans les pays les plus touchés, le volume de l'activité économique pourrait être de 20 à 40 % plus réduit d'ici une vingtaine d'années par rapport à ce qu'il eût été sans le sida (8)

16 LA PAUVRETÉ TUE

Au niveau mondial, la relation est très marquée entre pauvreté et mauvaise santé : dans les pays les moins avancés, l'espérance de vie n'est que de 49 ans et un enfant sur dix n'achève pas sa première année de vie. Dans les pays à revenu élevé, par contre, la durée moyenne de la vie est de 77 ans, et le taux de mortalité infantile est de six pour 1 000 naissances vivantes. Source



AU-DELÀ DU REVENU : SANTÉ ET BIEN-ÊTRE Le lien entre santé et pauvreté est fondamental. " Les pauvres définissent la pauvreté de la manière classique - absence de revenu -, mais aussi par les mots suivants : instabilité, inquiétude, honte, maladie, humiliation et impuissance. " (9)

Les pauvres reconnaissent les multiples dimensions de la santé : " La bonne santé leur apparaît comme une composante essentielle d'une bonne qualité de vie. Dans leur description du bien-être, trois différentes composantes sont identifiées : le bien-être matériel, souvent défini par l'expression " avoir suffisamment "; le bien-être physique, qui consiste à être fort, bien portant et de bonne apparence; et le bien-être social, qui consiste à avoir des enfants et à en prendre soin, à s'estimer soi-même, à se sentir en sécurité et avoir confiance dans l'avenir, à jouir de la liberté de choix et d'action, et à être en mesure d'aider autrui. " (10) La naissance d'enfants peu après le mariage est un élément du bien-être social, et les pauvres des pays en développement l'attendent presque à l'unanimité (dans plus de 90 % de ces ménages, le premier enfant vient au monde moins d'un an après le mariage). C'est seulement à un moment ultérieur de la vie, et pas encore dans toutes les sociétés, que l'espacement des naissances et la limitation du nombre d'enfants sont reconnus et souhaités comme un aspect du bien-être social.

Il faudra quelque temps avant que cet état de choses ne se modifie. Les jeunes gens pauvres, mariés ou non, ont moins accès à la planification familiale que leurs aînés ou que les jeunes gens plus aisés. Le report de l'âge du mariage et de la première naissance est le fruit d'une meilleure éducation et de l'acceptation par la société de l'idée qu'il existe d'autres choix pour les jeunes femmes.

Les pauvres choisissent souvent leurs partenaires de bonne heure. Les jeunes femmes pauvres sont plus exposées que les jeunes femmes plus aisées à se laisser séduire ou contraindre à leur première expérience sexuelle. Elles-mêmes (de même que leurs familles et communautés) voient plus souvent dans les enfants une source de considération sociale. Pour les pauvres, dont les besoins sont immédiats, les obstacles à l'éducation peuvent faire apparaître comme bien éloignés les avantages qui en découleraient peut-être dans l'avenir.

Les membres des communautés où la planification familiale n'est pas pleinement acceptée voient dans les naissances et le nombre d'enfants des données immuables, dans le cadre desquelles faire les autres choix. C'est seulement quand on reconnaît la possibilité de contrôler le nombre d'enfants et l'espacement de leur naissance que l'on commence à voir dans les familles nombreuses une menace au bien-être et à présenter un grand nombre d'enfants comme une cause de pauvreté.

Diagramme 3: Causes déterminantes des effets dans le secteur sanitaire
Les conditions biologiques, culturelles, écologiques, sociales et institutionnelles influent sur les risques sanitaires et le degré de susceptibilité aux maladies parmi les différents groupes de population. La description des différences entre effets sur la santé parmi les sous-groupes riches et pauvres aide à déterminer où il est nécessaire de déployer des efforts particuliers.

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Source : Banque mondiale


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