R É S U M É   D E    P R E S S E  


ETAT DE LPOPULATION MONDIALE 1998

LES GÉNÉRATIONS NOUVELLES


Les générations nouvelles

La transition démographique

Aider les jeunes

La santé en matière de reproduction et la communication

Les relations entre les générations

Le soutien formel aux personnes âgées

Vivre plus longtemps et en bonne santé

Maximiser les ressources au profit des générations nouvelles
Maximiser les ressources
au profit des générations nouvelles


L’accroissement rapide des populations d’adolescents et de personnes âgées exige des investissements considérables : en ce qui concerne les jeunes, dans les soins de santé, y compris les services et l’information concernant la santé en matière de reproduction, l’éducation et la préparation à l’emploi ; en ce qui concerne les vieux, dans le soutien social et financier. Ces investissements ne laisseront pas d’avoir des retombées pratiques appréciables sur le plan de la santé et des droits de l’homme et en permettant à chaque femme et à chaque homme de contribuer pleinement au développement.

De meilleurs services de santé et de soutien social et financier se substitueront aux familles de grande dimension pour pourvoir aux besoins des personnes âgées, encourageront des familles plus réduites, en meilleure santé et mieux éduquées et permettront aux personnes âgées de rester en bonne santé et de vivre une vie autonome et productive plus longtemps. Cela exigera la mise en place de systèmes intégrés de prestation de services, l’amélioration des systèmes d’information, de meilleures bases de données concernant les interventions médicales et les mesures préventives et des dispositifs novateurs qui encouragent l’action communautaire et les organisations bénévoles.

La génération des adultes mûrs se trouvant dans leurs années les plus productives a des obligations familiales importantes à l’égard des générations plus âgées et plus jeunes, obligations relevant à la fois de l’altruisme et de l’intérêt personnel bien compris. Il appartient également à cette génération d’adultes de prendre les décisions concernant l’allocation des ressources et les politiques qui doivent permettre de satisfaire les besoins de toutes les générations.

La diminution de l’aide au développement, les crises économiques et la réduction des dépenses sociales risquent de compromettre les progrès réalisés au cours des dernières décennies. De nouveaux progrès exigeront des investissements accrus dans la santé et l’éducation, spécialement en faveur des femmes et des enfants démunis.

La Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 a pris l’engagement de mobiliser à l’échelle du monde un montant de 17 milliards de dollars par an d’ici à l’an 2000et de plus de 21 milliards de dollars d’ici à 2015 en faveur des programmes de population et de santé en matière de reproduction. Actuellement, moins de 10 milliards de dollars par an sont affectés à ces programmes, les quatre cinquièmes de ce montant provenant des pays en développement euxmêmes.

Un grand nombre de pays en développement ont accru leur contribution aux programmes de population et de santé en matière de reproduction, mais l’aide internationale est loin d’atteindre le montant de 5,7 milliards de dollars par an dont la CIPD était convenue qu’il serait nécessaire d’ici à l’an 2000. Faute de réaliser cet objectif financier, il serait impossible de satisfaire la demande mondiale de contraception, ce qui se traduirait chaque année par des millions de grossesses supplémentaires non voulues ou non souhaitées, d’avortements et de naissances non voulues, des dizaines de milliers de décès maternels supplémentaires et au moins un million de décès supplémentaires de nourrissons et d’enfants en bas âge.