R É S U M É   D E    P R E S S E


ETAT DE LPOPULATION MONDIALE 1998

LES GÉNÉRATIONS NOUVELLES


Les générations nouvelles

La transition démographique

Aider les jeunes

La santé en matière de reproduction et la communication

Les relations entre les générations

Le soutien formel aux personnes âgées

Vivre plus longtemps et en bonne santé

Maximiser les ressources au profit des générations nouvelles
Vivre plus
longtemps et en bonne santé


Les politiques de santé considèrent souvent, à tort, qu’après la ménopause les préoccupations des hommes et des femmes se rejoignent. Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais elles comptent en moyenne davantage d’années de mauvaise santé dans leurs vieux jours. La santé des femmes âgées est conditionnée par l’accès qu’elles ont eu tout au long de leur vie aux soins de santé, aux aliments et à la nutrition, notamment pendant les années où elles avaient des enfants. Des naissances précoces ou insuffisamment espacées, une mauvaise nutrition et l’anémie pendant les années de reproduction sont à l’origine d’une mauvaise santé dans les vieux jours.

La ménopause va de pair avec un risque accru de maladies cardiaques, d’ostéoporose et d’infections de l’appareil génital. Dans de nombreux pays, les prestataires de services de santé ne se préoccupent pas suffisamment de la ménopause et des effets qu’elle a sur la santé, mais cette situation est en train de changer.

A mesure que l’espérance de vie augmente, il en va de même des années d’une vie potentiellement saine et productive, grâce à un meilleur accès à l’eau salubre, à un meilleur assainissement, à une nutrition adéquate, à un accès plus large aux services de santé et à l’éducation, ainsi qu’à de meilleurs services médicaux et médicaments. D’ici à 2150, l’espérance de vie projetée dans les pays développés devrait être de 87,5 ans pour les hommes et de 92,5 ans pour les femmes, et dans les pays en développement de près de 82 ans pour les hommes et de plus de 86 ans pour les femmes – soit 21 ans de plus qu’aujourd’hui. Les chercheurs sont partagés en ce qui concerne les limites biologiques de la vie humaine. E tout état de cause, le défi consistera à faire bénéficier les personnes et les pays pauvres des progrès biomédicaux qui permettent de vivre plus longtemps en bonne santé.

Dans beaucoup de pays en développement, les populations vieillissantes vont soumettre à de rudes tensions des systèmes de soins de santé qui ont déjà du mal à assurer la santé des groupes d’âges jeunes. Au fil des prochaines décennies, le fardeau de la maladie va se reporter sur les groupes d’âges plus âgés. Les décès imputables à des cancers vont augmenter dans toutes les régions ; en Asie, ils pourraient être plus nombreux que les décès imputables à des maladies infectieuses d’ici à 2015. Cette évolution ne devrait cependant pas justifier une réorientation des services de santé vers le traitement des maladies qui touchent les personnes âgées au détriment de l’amélioration des programmes et services préventifs destinés aux pauvres et aux personnes moins valides de tout âge.

On ne dispose guère de statistiques sanitaires ventilées par sexe. Pourtant, de telles données permettaient de mieux comprendre l’impact de différentes conditions sur la susceptibilité biologique et de mieux orienter les efforts de prévention. Il faudra développer la recherche dans différentes disciplines allant de la médecine à l’économie pour mieux comprendre les incidences du vieillissement sur les individus, la dynamique familiale et la société.

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