R É S U M É   D E    P R E S S E


ETAT DE LPOPULATION MONDIALE 1998

LES GÉNÉRATIONS NOUVELLES


Les générations nouvelles

La transition démographique

Aider les jeunes

La santé en matière de reproduction et la communication

Les relations entre les générations

Le soutien formel aux personnes âgées

Vivre plus longtemps et en bonne santé

Maximiser les ressources au profit des générations nouvelles
Aider les jeunes

Au moment où la jeune génération la plus nombreuse qu’on ait jamais connue arrive à l’âge adulte, l’obligation qu’a la société de répondre à ses besoins en matière d’éducation et de santé et de promouvoir ses droits fondamentaux revêt une dimension aussi bien morale que pratique. Il est indispensable de permettre aux jeunes femmes d’avoir une meilleure maîtrise de leur sexualité et de leur vie en matière de reproduction pour garantir leur contribution au développement.


Les mariages précoces sont toujours de règle dans certaines régions, ce qui barre aux femmes la route de l’éducation et de l’emploi ; mais dans la plupart des régions, les mariages d’adolescents sont moins nombreux qu’autrefois. L’intervalle de temps séparant la puberté du mariage s’étant accru, l’activité sexuelle en dehors du mariage s’est développée. Ce nonobstant, de nombreux responsables refusent de prendre acte de la sexualité des adolescents. Le manque ou l’absence d’informations, des obstacles en matière de réglementation ou l’attitude négative de certains prestataires de soins empêchent beaucoup de jeunes, même des jeunes qui sont mariés, de se protéger contre une grossesse non souhaitée ou de s’adresser aux services de santé.

L’activité sexuelle est souvent tolérée pour ce qui est des adolescents non mariés, mais elle ne l’est pas en ce qui concerne les adolescentes non mariées. En appliquant ainsi deux mesures, on impose aux jeunes femmes un lourd fardeau de responsabilités et de risques, y compris celui de relations sexuelles sous la contrainte. Les fillettes pauvres sont particulièrement exposées à la contrainte économique. Qu’elles soient mariées ou non, les adolescentes enceintes courent davantage de risques pour leur santé, voire leur vie, que les femmes plus âgées. Souvent, les jeunes mariées subissent de fortes pressions de la part de la famille et de la société qui voudraient qu’elles enfantent le plus tôt possible ; de telles pressions peuvent compromettre leur santé, voire leur vie.

Pas moins de trois quarts des grossesses d’adolescentes non mariées sont non souhaitées ; cela peut se traduire par un désaveu et un rejet par la famille et la collectivité, des mariages non souhaités ou précipités, l’interruption de la scolarité et de grandes difficultés économiques. Nombre de ces grossesses se terminent par un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité.

La moitié de toutes les nouvelles contaminations par le VIH surviennent chez des jenes âgés de 15 à 24 ans. Des facteurs biologiques et sociaux rendent les jeunes femmes particulièrement vulnérables à la transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST). Le risque est particulièrement élevé pour celles qui ont de nombreux partenaires, qui se prostituent pour gagner leur vie ou qui sont mariées à des hommes qui ont de nombreuses partenaires.

A mesure que les programmes de santé en matière de reproduction acquièrent droit de cité, une part croissante des besoins non satisfaits de planification familiale est le fait d’adolescents. Les services mis en place doivent s’adresser ouvertement et honnêtement aux adolescents et à leur sexualité, leur offrir davantage de choix et leur proposer des conseils éclairés et une meilleure information, de manière à encourager le recours effectif aux moyens de contraception les plus appropriés.

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