R É S U M É   D E    P R E S S E


ETAT DE LPOPULATION MONDIALE 1998

LES GÉNÉRATIONS NOUVELLES


Les générations nouvelles

La transition démographique

Aider les jeunes

La santé en matière de reproduction et la communication

Les relations entre les générations

Le soutien formel aux personnes âgées

Vivre plus longtemps et en bonne santé

Maximiser les ressources au profit des générations nouvelles
La transition démographique

Au cours des 150 dernières années, les pays d’Europe ont connu une transition progressive d’une fécondité et d’une mortalité élevées à une fécondité et à une mortalité faibles. La transition est beaucoup plus rapide dans les pays en développement actuels, les améliorations apportées au cours des dernières décennies dans le domaine des soins de santé préventifs et curatifs ayant réduit considérablement la mortalité, surtout la mortalité infantile, et allongé l’espérance de vie.


La fécondité a diminué, elle aussi, mais à un rythme beaucoup moins rapide, ce qui s’est traduit par un accroissement sans précédent de la population et des populations jeunes. Depuis 1960, le PNB par habitant a été multiplié par trois et l’utilisation des contraceptifs par cinq, passant de 10-12 % des couples mariés à 60 % en 1995.

Dans certains pays en développement, sis la plupart en Afrique, la fécondité et la mortalité demeurent élevées, même si elles diminuent. Une femme sur 20 risque d’y mourir des suites d’une grossesse, l’espérance de vie est inférieure à 60 ans et 10 % des nouveaunés ne vivent pas audelà d’un an.

Dans les pays les moins avancés, 43 % des habitants ont moins de 14 ans. Dans 71 pays où le niveau de fécondité est élevé, plus de 40 % de la population est âgé de moins de 15 ans. Depuis 1980, plus de la moitié de l’augmentation mondiale du nombre d’adolescents s’est produite en Afrique subsaharienne.

Dans tous les pays en développement, le pourcentage de la population âgée de 15 à 24 ans a culminé aux environs de 1985 à 21 %. De 1995 à 2050, ce pourcentage devrait diminuer, passant de 19 à 14 %, mais les chiffres absolus augmenteront, passant de 863 millions à 1,16 milliard.

Dans les pays en développement, le rapport des enfants âgés de moins de 15 ans aux personnes âgées de plus de 65 ans s’établissait à près de 10 pour 1 en 1950 – un rapport deux fois plus élevé que dans les pays développés – et à plus de 11 pour 1 en 1975. En 1995, le rapport, même s’il a diminué, était encore supérieur à 7 pour 1.

La diminution de la fécondité et de la mortalité va induire un vieillissement progressif de la population dans tous les pays au cours des prochaines décennies. Le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans augmentera d’environ 9 millions cette année, de 14,5 millions en 2010 et de 21 millions en 2050. D’ici à 2050, 97 % de l’augmentation des populations âgées se produira dans les régions en développement d’aujourd’hui (plus d’un quart en Inde), contre 77 % actuellement.

Dans les pays développés, la proportion des personnes âgées de plus de 65 ans est passée de 8 à 14 % depuis 1950, et elle devrait atteindre 25 % d’ici à 2050. Au cours des 35 prochaines années, le Japon, l’Allemagne et l’Italie compteront plus ou moins 40 % de vieux. Dans certains pays, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans fera plus que doubler.

En Afrique subsaharienne, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans passera de 23 millions en 1995 à 61 millions en 2025. Toutefois, compte tenu d’une fécondité toujours élevée, leur proportion par rapport à la population totale ne passera que de 3,2 % à 4,2 %.

Dans un nombre croissant de pays, les couples ont moins d’enfants qu’il n’en faudrait pour assurer leur «remplacement». Mais à supposer que ce niveau de «remplacement» serait atteint immédiatement, la population continuerait de s’accroître pendant plusieurs décennies, compte tenu du fait qu’un nombre plus élevé de gens arrive aujourd’hui à l’âge de la reproduction. (Voir l’article intitulé «L’ère de l’accroissement rapide de la population n’est pas encore révolue».)

Pas moins de deux tiers de l’accroissement projeté de la population mondiale seront imputables à cet «élan», voire davantage dans les pays où la fécondité a diminué le plus rapidement. En repoussant de 18 à 23 ans l’âge auquel les mères ont leur premier enfant, on réduirait l’élan démographique de plus de 40 %.

Dans les pays qui ont déjà atteint le niveau de remplacement, l’arrivée de travailleurs migrants pourrait compenser la diminution de la main-d’oeuvre et atténuer les pressions qui s’exercent sur les régimes de sécurité sociale.

Les programmes de population ont joué un rôle important depuis les années 60 en permettant aux couples d’avoir moins d’enfants, s’ils le souhaitent. Il faudra renforcer de nombreux programmes nationaux pour satisfaire la demande de planification familiale et de soins de santé en matière de reproduction et améliorer la qualité des services proposés.

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