R É S U M É   D E    P R E S S E  


ETAT DE LPOPULATION MONDIALE 1998

LES GÉNÉRATIONS NOUVELLES


Les générations nouvelles

La transition démographique

Aider les jeunes

La santé en matière de reproduction et la communication

Les relations entre les générations

Le soutien formel aux personnes âgées

Vivre plus longtemps et en bonne santé

Maximiser les ressources au profit des générations nouvelles
Les générations nouvelles

L’élan qui entraîne l’accroissement de la population mondiale est en train de se ralentir. Grâceaux efforts déployés au cours des 30 dernières années, les taux d’accroissement ont diminué, et ils vont continuer à diminuer au cours des prochaines décennies. Mais en raison des niveaux élevés de fécon-dité enregistrés dans le passé, la population mondiale continue d’augmenter de plus de 80 millions d’individus par an, et il devrait en aller de même au cours des 10 prochaines années. Après quoi, tout dépendra des mesures qui seront prises dans les prochaines années. 

Les femmes ont aujourd’hui deux fois moins d’enfants que leurs mères, parce que la gamme des choix qui leur sont offerts s’est élargie, qu’il s’agisse de l’éducation, du mariage et de l’emploi, ou de la dimension de la famille et de l’espacement des naissances. En offrant de tels choix à toutes les femmes, on ralentira davantage encore l’élan qui entraîne l’accroissement de la population.

Les niveaux élevés de fécondité atteints dans le passé expliquent aussi qu’un nombre sans précédent de jeunes – ils sont plus d’un milliard âgés de 15 à 24 ans – arrivent à l’âge d’avoir des enfants. Parallèlement, le nombre et la proportion des personnes âgées de plus de 65 ans augmentent plus rapidement que jamais auparavant.

La montée en puissance des «générations nouvelles» de jeunes et de vieux met la société au défi d’assurer une éducation et des soins de santé aux jeunes et un soutien social, médical et financier aux personnes âgées.

Au cours des 20 prochaines années, certains pays en développement bénéficieront d’un «afflux» momentané de population d’âge actif par rapport aux personnes à charge, tant jeunes que vieilles. Ce «boni démographique» offre à ces pays la possibilité de constituer un capital humain et de stimuler un développement à long terme, à condition d’investir dans l’éducation, l’emploi et les services de soins de santé, y compris les soins de santé en matière de reproduction.

L’Asie de l’Est a été la première région en développement à connaître un boni démographique, ce qui lui a permis d’asseoir sa prospérité au milieu des années 90. Une semblable «fenêtre de tir» apparaît en Asie du SudEst et en Asie du Sud. (Voir l’article intitulé «La réduction de la dimension de la famille peut s’avérer bénéfique du point de vue économique».)

La population mondiale, qui atteignait 3 milliards d’individus en 1960 et 5 milliards en 1987, passera le cap des 6 milliards en juin 1999. La question de savoir si elle atteindra ensuite 8,10 ou 12 milliards d’individus dépendra des décisions stratégiques qui seront prises les 10 prochaines années. Plus de 90 % de l’accroissement de la population se produira dans les pays en développement d’aujourd’hui.

Le droit de décider du nombre des enfants qu’on souhaite avoir et de l’espacement de leurs naissances est reconnu internationalement comme constituant un droit fondamental de la personne humaine depuis 1968, mais un pourcentage élevé de grossesses continuent à être non voulues ou non souhaitées. Beaucoup de grossesses non souhaitées se terminent par un avortement pratiqu‘ dans de mauvaises conditions de sécurité, compromettant ainsi la vie et la santé des mères et de leurs enfants. En garantissant concrètement les droits en matière de reproduction, on réduira le nombre d’avortements, on renforcera la tendance à réduire la dimension de la famille et à ralentir l’accroissement de la population, et on aplanira la route qui mène à un développement durable.

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