planification familiale

Informations générales

L’accès à la planification familiale volontaire et sans danger constitue un droit fondamental. La planification familiale est cruciale pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; c’est également un facteur essentiel de réduction de la pauvreté. Pourtant, environ 225 millions de femmes qui souhaitent avoir recours à des méthodes de planification familiale efficaces et sans danger n’en ont pas la possibilité car elles n’ont pas accès aux informations et aux services nécessaires, ou ne sont pas soutenues par leur partenaire ou leur communauté. Ces femmes dont les besoins en contraceptifs ne sont pas satisfaits vivent pour la plupart dans les 69 pays les plus pauvres du monde.

Pour élargir la portée de ces services, l’UNFPA milite en faveur de politiques de planification familiale, garantit un approvisionnement constant et fiable de contraceptifs de qualité, contribue à renforcer les systèmes nationaux de santé et recueille des données en vue d’étayer ses interventions. Le Fonds assure également un leadership mondial sur l’amélioration de l’accès à la planification familiale : il réunit ses partenaires, notamment les gouvernements, afin d’élaborer des politiques, et propose une assistance programmatique, technique et financière aux pays en développement.

La planification familiale permet de sauver des vies

Les contraceptifs servent à prévenir les grossesses non désirées, à réduire le nombre d’avortements et à diminuer l’incidence de mortalité et d’invalidité dues aux complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Si toutes les femmes n’ayant pas accèsaux contraceptifs pouvaient bénéficier de méthodes modernes, on éviterait 24 millions d’avortements (dont 14 millions non médicalisés), 6 millions de fausses couches, 70 000 décès maternels et 500 000 décès de nourrissons.

Le droit des femmes et des adolescents à bénéficier d’informations et de services en matière de contraception s’inscrit dans les droits fondamentaux de la personne. Le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) affirme en effet « le droit des hommes et des femmes d’être informés et d’utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, méthode qui doit être sûre, efficace, abordable et acceptable ». Les interventions de l’UNFPA reposent en grande partie sur cet accord.

Par ailleurs, les préservatifs masculins et féminins, s’ils sont utilisés correctement et de façon systématique, assurent une double protection, à la fois contre les grossesses non désirées et contre les infections sexuellement transmissibles (IST), notamment le VIH.

Faciliter l’accès des adolescentes aux moyens de contraception modernesest un point de départ essentiel pour améliorer leur santé à long terme, mais également pour améliorer la santé maternelle et néonatale. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent en effet la principale cause de mortalité chez les adolescentes (de 15 à 19 ans). Leurs bébés présentent également un risque de mortalité plus élevé que ceux de femmes plus âgées. Cependant, les adolescentes rencontrent des difficultés considérables pour accéder aux informations et aux services de santé reproductive.

L’UNFPA s’emploie à améliorer l’accès aux services de santé reproductive, notamment pour les jeunes marginalisés. En 2013, 80 000 jeunes ont ainsi pu accéder à sept foyers de jeunes soutenus par l’UNFPA à Haïti, et le Burundi compte désormais 18 établissements de santé destinés aux jeunes et soutenus par l’UNFPA (contre quatre auparavant), qui desservent en tout 631 266 personnes.

La planification familiale permet d’autonomiser les femmes

L’accès aux informations sur la contraception est indispensable pour parvenir à l’égalité des sexes. Lorsque l’on donne aux femmes et aux couples la possibilité de décider d’avoir ou non des enfants, et à quel moment, les femmes peuvent plus facilement terminer leurs études, ont davantage d’autonomie au sein de leur foyer et peuvent mieux gagner leur vie. Cela renforce leur sécurité économique et leur bien-être, mais également celui de leur famille.

Ces retombées positives, si on les cumule, participent à la réduction de la pauvreté et au développement.

La planification familiale permet de réaliser des économies

Investir en faveur de la planification familiale présente des avantages économiques évidents. Chaque dollar investi dans la contraception fait diminuer le coût des soins liés à la grossesse de 1,47 dollar.

Le coût d’opportunité à vie de la grossesse chez les adolescentes (calcul du revenu annuel non perçu par les jeunes mères durant toute leur vie) peut aller de 1 % du produit intérieur brut annuel dans un grand pays comme la Chine à 30 % du PIB annuel dans une petite économie comme l’Ouganda. Si les adolescentes parvenaient à ne pas avoir leur premier enfant avant l’âge de 20 ans, la productivité économique augmenterait de plus de 3,5 milliards de dollars au Brésil et de 7,7 milliards de dollars en Inde.

La planification familiale peut également permettre aux pays de bénéficier d’un « dividende démographique », à savoir une accélération de la productivité économique qui se produit lorsque la population active augmente et que le nombre de personnes dépendantes diminue.

En 2013, l’UNFPA a fourni suffisamment de contraceptifs pour assurer au total 57,7 millions de « couples-années de protection » (estimation de la protection offerte par la contraception contre une grossesse non désirée sur une période d’un an). Le Fonds a en effet distribué plus d’un milliard de préservatifs masculins et 21 millions de préservatifs féminins, ainsi que d’autres moyens de contraception : implants, dispositifs intra-utérins, contraceptifs injectables et oraux (« pilule ») et contraception d’urgence.
L’UNFPA n’encourage jamais l’avortement à des fins de planification familiale.

Les régions où les besoins en moyens de contraception modernes sont les plus importants (l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud) connaîtraient des retombées particulièrement positives en matière de santé et de bien-être si ces besoins étaient satisfaits.

Surmonter les obstacles à la planification familiale

Si les femmes n’utilisent pas de contraceptifs, c’est souvent à cause de problèmes logistiques : difficulté à se rendre jusqu’aux établissements de santé ou pénurie de produits dans les cliniques, par exemple. Elles sont parfois confrontées à des obstacles sociaux, notamment l’opposition de leur partenaire, de leur famille ou de leur communauté. Le manque de connaissances joue également un rôle, car de nombreuses femmes ne savent pas qu’elles peuvent tomber enceintes, ne connaissent pas les moyens de contraception disponibles ou ont des idées reçues concernant le risque des méthodes modernes sur la santé.

Il existe un certain nombre de défis à relever pour améliorer l’accès aux informations et aux services de planification familiale. Les initiatives dans ce sens doivent tenir compte des sensibilités culturelles et du contexte national, mais aussi des disparités économiques et géographiques et des différences d’âge au sein des pays.

Souvent, les femmes plus démunies et celles qui vivent en milieu rural ont moins accès aux services de planification familiale. Certains groupes rencontrent également divers obstacles pour y accéder, notamment les adolescents, les personnes non mariées, les citadins vivant dans la pauvreté, les populations rurales, les professionnel(le)s du sexe et les personnes qui vivent avec le VIH. Cela peut entraîner des taux plus élevés de grossesses non désirées, une exposition plus importante au VIH et autres IST, un choix restreint de moyens de contraception, et davantage de besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Il convient donc d’accorder une attention particulière à la promotion de leurs droits en matière de reproduction et à leur accès à la planification familiale ainsi qu’à d’autres services de santé sexuelle et reproductive.

Interventions de l’UNFPA

L’UNFPA s’emploie à améliorer l’accès à la planification familiale et à favoriser les choix individuels à tous les niveaux, grâce à des partenariats avec des gouvernements, des ONG, des organisations communautaires de services, des organisations confessionnelles, des groupes de jeunes et des entreprises du secteur privé. Avec leur aide, l’UNFPA contribue à renforcer les services communautaires de santé reproductive destinés aux jeunes et à assurer ces services lors des crises humanitaires.

Par ailleurs, le Fonds collabore avec ses partenaires et avec des gouvernements à travers le Programme mondial de sécurisation des produits de santé reproductiveafin de garantir l’accès à un approvisionnement fiable en contraceptifs, en préservatifs, en médicaments et en matériel pour la planification familiale, la prévention des IST et les services de santé maternelle. Enfin, l’UNFPA s’efforce d’intégrer les services de planification familiale dans les soins de santé primaires, afin que les femmes et les filles puissent bénéficier d’informations et de contraceptifs dans tous les établissements de santé aux quatre coins du monde.

Mis à jour le 18 novembre 2014

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