
Le Dr. Halida Hanum Akhter est Directrice générale de l’Association
bangladaise de planification familiale, l’une des plus anciennes
filiales mondiales de la Fédération internationale
pour la planification familiale. En 2006, elle a été lauréate du
Prix des Nations Unies en
matière de population, décerné chaque année pour l’accomplissement
d’une oeuvre remarquable
en matière de population et pour l’amélioration de la santé et
du bien-être individuels.
Elle préside le Conseil d’administration du
Programme
for Appropriate Technology in Health,
dont le siège est à Seattle. En 1986, elle a fondé au Bangladesh
un institut de recherche et de
promotion des technologies de la santé reproductive. Le Dr. Akhter
a partagé le Prix avec la Fondation haïtienne pour la santé reproductive
et l’éducation familiale.
L’UNFPA s’est engagé de plus en plus dans les politiques
concrètes et a renforcé ses partenariats avec les gouvernements,
les autres organisations du système des Nations
Unies, les donateurs et les organisations de la société
civile pour atteindre des résultats communs. En 2006, les
bureaux de pays de l’UNFPA ont déclaré avoir participé
plus que jamais auparavant à des débats tendant à faire une place aux problèmes
de santé reproductive et aux
problèmes sexospécifiques dans les instruments législatifs
de niveaux national et international. Ces problèmes ont
figuré aussi de plus en plus dans les cadres nationaux de développement
tels que les programmes sectoriels, les
stratégies de réduction de la pauvreté et les rapports sur
les OMD.
L’UNFPA a continué d’apporter son soutien partout
dans le monde en tant que source d’expertise dans les
domaines de la population et de la santé reproductive,
bénéficiant de la confiance générale et sensible aux
valeurs culturelles. Le souci premier a été de reproduire
des modèles efficaces à grande échelle, de renforcer les
capacités dans les pays et dans les bureaux de l’UNFPA, de définir les
stratégies de l’UNFPA en harmonie avec la
réforme des Nations Unies, et de renforcer les partenariats
au niveau régional.
Soutenir la réforme des
Nations Unies; travailler avec
les organisations du système
des Nations Unies
L’UNFPA s’est pleinement engagé en faveur d’un système
des Nations Unies plus efficace, plus cohérent et mieux coordonné,
dont les prestations viennent comme d’une entité
unique dans l’esprit de la réforme. En 2006, le Fonds a agi
au sein du Groupe des Nations Unies pour le développement
et du Conseil de coordination des Chefs d’organisation du
système des Nations Unies afin de maintenir l’élan de la
réforme et de veiller à ce que les changements soient harmonieux
et synchronisés dans l’ensemble du système. La
participation active de l’UNFPA aux bureaux communs et
aux initiatives “Unité d’action des Nations Unies” au niveau des pays,
sous la direction unifiée d’un coordonnateur résident doté d’une autorité
renforcée, dérive de sa ferme
confiance dans la promesse et les perspectives offertes par
ces innovations au niveau de la programmation et des opérations.
En 2006:
- L’OMS et l’UNFPA ont adressé conjointement une lettre
à tous les représentants des deux organisations, les appelant
à une étroite collaboration pour prêter appui aux OMD
concernant la santé et aux pays dans leurs efforts pour assurer
l’accès universel à la santé reproductive d’ici à 2015. Les
partenaires ont d’autre part travaillé ensemble à préparer
et tenir la Consultation technique commune OMS/UNFPA
sur les vaccins HPV et les programmes de santé sexuelle
et reproductive, ainsi que pour la publication d’une note
d’orientation.
- En tant que membre du Partenariat pour la santé
maternelle, néonatale et infantile, l’UNFPA a participé
aux négociations visant à obtenir des subventions de la
Fondation Bill et Melinda Gates et du Gouvernement norvégien.
L’UNFPA continue de servir de secrétariat au Groupe
de travail international sur la fistule obstétricale.
Gagner du terrain auprès
des gouvernements
Davantage de pays ont contribué à l’UNFPA en 2006 que
toute autre année depuis le début des opérations du Fonds,
en 1969: le nombre total de pays donateurs a atteint 180, contre le chiffre
record de 172 pour 2005. Toutes les nations
d’Amérique latine et d’Afrique subsaharienne se sont engagées
à effectuer des versements à l’UNFPA en 2006. Les
contributions aux ressources ordinaires de l’UNFPA ont été
aussi les plus importantes jamais enregistrées, passant à
389,3 millions de dollars (chiffre provisoire) contre 365,8
millions l’année précédente.
En 2006, les gouvernements de 154 pays et territoires en
développement ou en transition ont demandé l’assistance
de l’UNFPA pour aborder les problèmes de santé reproductive
et de population dans leurs politiques et programmes.
En 2006:
- Les Pays-Bas ont été le premier pays donateur, avec une
contribution de 75,24 millions de dollars. La Commission
européenne a été l’organisation intergouvernementale qui a
versé les contributions de cofinancement les plus importantes,
soit au total 38,98 millions de dollars.
- L’Union européenne a continué de soutenir en 2006
d’importantes initiatives régionales de santé reproductive,
notamment l’Initiative de santé reproductive pour les jeunes
en Asie, le Programme de santé sexuelle et reproductive Afrique-Caraïbes-Pacifique,
et l’Initiative de santé reproductive
pour les jeunes dans le Caucase du Sud.
- Au niveau mondial, plus de 180 parlementaires
et ministres venus de 103 pays ont adopté une ferme
Déclaration d’engagement à l’appui de la CIPD lors de la Conférence internationale
de parlementaires tenue
à Bangkok en novembre. Ils ont réaffirmé que 10% des
budgets nationaux de développement et de l’aide au développement
devraient être consacrés à la santé sexuelle et
reproductive et ont demandé des investissements accrus
pour atteindre les OMD.
- En réponse à une enquête mondiale conduite par l’UNFPA
et l’École de santé publique de Harvard, les parlementaires
de 103 pays et le Parlement européen ont déclaré qu’afin de
plaider plus efficacement en faveur des questions traitées par
la CIPD, ils avaient besoin de davantage d’informations pour
susciter une prise de conscience, de nouvelles stratégies pour
répondre aux préoccupations culturelles et religieuses, et
d’une formation plus approfondie sur la manière de rédiger
des lois, déclarations et plans.
- L’UNFPA a ouvert son premier bureau sous-régional
afin de desservir les pays du Conseil de coopération
du Golfe, c’est-à-dire l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes
unis, le Koweït, l’Oman et le Qatar. Le
Gouvernement de l’Oman finance le nouveau bureau, qui
est situé à Mascate (Oman). L’UNFPA a aussi ouvert un
nouveau bureau dans le Sud-Soudan, où un nouvel accord
de paix a permis de se concentrer sur des priorités longtemps
différées, telles que la formation de sages-femmes et
la conduite d’un recensement fort nécessaire.
Organisations non
gouvernementales
Les ONG sont des avocats d’importance cruciale auprès
des gouvernements concernant la législation relative aux
sexospécificités, aux adolescents, à la santé reproductive
et au VIH/sida. Tout au long de l’année 2006, l’UNFPA a
renforcé ses partenariats avec des groupes de la société
civile en de nombreux pays en développement.
- En juin, l’UNFPA a accueilli une consultation mondiale
qui a réuni près de 60 ONG de pays tant développés qu’en
développement afin d’identifier les stratégies permettant de
mieux promouvoir les problèmes posés lors de la CIPD et les engagements
connexes pris dans plusieurs accords internationaux
– notamment le Sommet mondial de 2005. L’UNFPA
prête appui au rôle des ONG s’agissant d’insister en faveur
de la réforme des Nations Unies, de la migration et de la prévention
du VIH, et il examine les moyens par lesquels
le Fonds peut aider ses partenaires d’importance critique à
élargir les activités de plaidoyer.
- L’UNFPA a continué de nouer des partenariats avec des
réseaux de jeunes et d’autres organisations, telles que la
Youth Coalition, les Boy-Scouts, les Girl-Scouts, l’YMCA, etc., et
d’entreprendre des activités de plaidoyer avec des partenaires
comme MTV et la Dance for Life Foundation.

Susciter un climat de
bienveillance à l’égard de
la santé reproductive
- Quatre Ambassadeurs itinérants de l’UNFPA ont accompli
une mission au Mozambique en novembre 2006. Kattis
Ahlstrom, Suédoise, est journaliste et animatrice/productrice
d’émissions de radio-télévision très appréciée du
public et fort estimée. Mikko Kuustonen, Finlandais, est
auteur de chansons et acteur. Kari Jaquesson, Norvégienne,
est l’une des principales championnes de la bonne forme
physique dans son pays. Hanne-Vibeke Holst, Danoise, est
une éditorialiste très connue, et aussi journaliste de télévision
et auteur de romans à grand succès. Grâce à leur
intervention, les médias mozambicains et ceux des pays nordiques ont
rendu compte en détail de projets relatifs au
VIH/sida, à la mortalité maternelle, à la planification familiale
et aux jeunes.
- La chanteuse et actrice Natalie Imbruglia a lancé en
juin 2006 une campagne de publicité au Royaume-Uni
pour appeler l’attention sur la fistule obstétricale. En septembre,
dans le cadre des préparatifs du lancement de la
campagne prévu dans son pays pour avril 2007, Goedele
Liekens, personnalité de la télévision belge, s’est rendue
au Niger dans un centre de traitement de la fistule subventionné
par l’UNFPA.
- Yuko Arimori, Japonaise titulaire d’une médaille olympique,
s’est rendue en Éthiopie en mars pour étudier comment
l’UNFPA agit en faveur de la santé reproductive dans l’un
des pays africains les plus peuplés. Le public japonais a suivi
ses pas quand le journal ayant le plus grand tirage mondial,
Yomiuri Shimbun, et d’autres médias importants du Japon ont
rendu compte de sa visite. En mai, elle a remis à l’UNFPA
50 000 dollars réunis auprès de 5 000 citoyens japonais.
- La chanteuse britannique Geri Halliwell, Ambassadrice
itinérante de l’UNFPA, s’est rendue en Zambie en novembre
pour promouvoir une prise de conscience internationale
accrue des morbidité et mortalité maternelles et du VIH/
sida. Mme Halliwell, qui est devenue mère depuis peu, a
vu de ses propres yeux les conditions dans lesquelles les
femmes pauvres donnent naissance à leurs bébés, au risque
de leur vie, et a soutenu les efforts de l’UNFPA, du
Gouvernement zambien et d’autres acteurs pour améliorer
la santé maternelle et réduire le nombre de décès maternels.
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Kattis Ahlstrom, Ambassadrice itinérante de l’UNFPA, visite
le pavillon de maternité de Quissico, dans le District Zavala du Mozambique. |