MÉLIORATION DE LA SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION

En 2004, les progrès accomplis dans le domaine de la santé en matière de reproduction sont évidents dans de nombreux pays, où la planification familiale est la norme et où les femmes sont moins nombreuses à mourir en couches. Mais il reste bien des choses à faire et certains pays sont encore loin d'atteindre leurs objectifs de développement.
Trois facteurs sont essentiels pour sauver la vie des femmes : la planification familiale, la présence de personnel formé à l'accouchement et l'accès aux soins obstétriques d'urgence. Dix ans après la Conférence internationale sur la population et de développement (CIPD) du Caire, plus d'un demi million de femmes meurent toujours chaque année des complications de la grossesse et de l'accouchement. Le manque de soins accroît les risques auxquels sont exposés les mères et les bébés : au niveau mondial, un tiers des femmes ne sont pas suivies pendant leur grossesse et 60 % des accouchements ont lieu à l'extérieur d'établissements de santé. La pauvreté augmente encore les dangers : en Afrique subsaharienne, une femme sur 16 risque de mourir en cours de grossesse ou à l'accouchement, contre une sur 2 800 dans les pays développés. La conférence du Caire a lancé un appel en faveur de l'accès universel aux soins de santé en matière de reproduction d'ici 2015.
PLANIFICATION FAMILIALE
Plus que jamais, les femmes prennent leurs propres décisions en matière de reproduction : elles exercent leur droit de choisir le nombre d'enfants qu'elles mettent au monde et d'espacer les naissances. Ceci a pour effet de réduire la taille des familles, d'accroître leur prospérité, et d'améliorer la santé et l'éducation des enfants. Une étude menée récemment en Afrique indique qu'un espacement des naissances de trois ans ou plus pourrait réduire la mortalité infantile de 50 % et que la planification familiale pourrait réduire la mortalité maternelle de 20 %.
Les programmes actuels fournissent des moyens de contraception à 500 millions de femmes dans les pays en développement et 200 millions de plus auraient recours à la planification familiale si elles avaient accès à des services d'un coût abordable et de qualité. Il en résulterait une réduction considérable du nombre de grossesses non planifiées et d'avortements, des taux de mortalité infantile et maternelle, et du nombre d'orphelins. En 2004, les programmes appuyés par l'UNFPA ont contribué à élargir l'accès aux services de santé en matière de reproduction, notamment aux services de planification familiale, et à en améliorer la qualité, tout particulièrement dans les pays les plus pauvres.
- À Manikganj, communauté agricole du Bangladesh située au sud de Dacca , le Centre de bien-être de la mère et de l'enfant offre aux femmes toute une gamme de services de santé maternelle, de planification familiale et de soins d'urgence. Appuyé par l'UNFPA, c'est actuellement l'un de huit établissements de ce genre pour tout le pays, mais les autorités prévoient d'en implanter d'autres conçus sur le même modèle dans 64 districts d'ici la fin 2005.
- Deux documents directifs sur l'utilisation des contraceptifs ont été publiés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avec le concours de l'UNFPA dans le cadre du Programme de partenariat stratégique. Ces deux publications, Une sélection de recommandations pratiques relatives à l'utilisation de méthodes contraceptives et Critères médicaux présidant à l'utilisation de méthodes contraceptives, aident les décideurs politiques, les gestionnaires et la communauté scientifique à élaborer des directives pour les prestations de services à l'intention de leurs programmes nationaux.
- Pour la première fois, le Kazakhstan a alloué des fonds, l'équivalent de 3 millions de dollars, dans son budget 2005 pour l'achat de contraceptifs et a rédigé un projet de loi sur les droits en matière de reproduction. L'UNFPA couvre pleinement les besoins de la population en tant que seul fournisseur de produits de contraception du pays et il continuera d'apporter un soutien logistique et de dispenser des programmes de formation.
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RÉDUCTION DES RISQUES DE LA MATERNITÉ
Des résultats appréciables peuvent être obtenus en l'espace d'une décennie comme l'ont démontré les réductions significatives de la mortalité maternelle en Bolivie, en Chine, en Égypte, au Honduras , en Indonésie, en Jamaïque, en Mongolie et au Zimbabwe . Des politiques solides relatives à la maternité sans risques, la présence de personnel de santé qualifié à l'accouchement et l'aiguillage vers les services de soins obstétriques d'urgence ont fait une énorme différence dans ces pays. La réduction de la mortalité maternelle, qui est l'un des OMD ainsi qu'un objectif clé du Programme d'action de la CIPD, n'est pas possible sans assurer l'accès universel à l'information et aux services de santé en matière de reproduction. Il survient chaque année, estime-t-on, 529 000 décès maternels, à 99 % dans les pays en développement.
ENQUÊTE MONDIALE DIX ANS APRÈS LE CAIRE
Une enquête mondiale menée par l'UNFPA pour évaluer les expériences nationales a conclu que la décennie écoulée depuis l'adoption du Programme d'action de la CIPD avait été marquée par des progrès significatifs. Depuis 1994, la plupart des gouvernements ont intégré les questions de population dans leurs stratégies de développement. La quasi totalité des 151 pays en développement enquêtés ont adopté des lois ou d'autres mesures pour protéger les droits des filles et des femmes. Quelque 131 d'entre eux ont modifié leurs politiques, lois ou institutions nationales pour reconnaître les droits en matière de reproduction. Les résultats publiés dans le rapport Investir dans la population : progrès réalisés au niveau national dans la mise en oeuvre du Programme d'action de la CIPD 1994- 2004 seront utilisés par l'UNFPA en vue d'assurer la réalisation de progrès plus grands encore durant la prochaine décennie.
- Le rapport de l'UNFPA Mise à jour 2004 sur la mortalité maternelle porte principalement sur le rôle du personnel de santé qualifié pour améliorer la santé maternelle. Il est accompagné d'une publication intitulée En de bonnes mains : progrès réalisés sur le terrain, qui donne des exemples de politiques, de recherches et d'activités visant à accroître la présence de personnel qualifié à l'accouchement.
- Au Rajasthan (Inde), les projets de fourniture de soins obstétriques d'urgence au niveau des districts se sont avérés si efficaces que leur financement a décuplé; cette initiative appuyée par l'UNFPA a été étendue à l'ensemble de l'État et adoptée dans le cadre du programme national de santé en matière de reproduction et de santé infantile.
- L'Inde, le Maroc, le Mozambique et le Nicaragua participent au programme de l'université Columbia pour éviter les décès et les invalidités maternelles avec lequel l'UNFPA continue d'exécuter des projets de maternité sans risques et d'effectuer des évaluations des besoins.
- Huit organisations internationales, dont l'UNFPA, ont lancé une initiative en faveur de la maternité sans risques en Amérique latine et aux Caraïbes en février 2004. Le but visé est d'améliorer les services de santé nationaux et municipaux et d'assurer la présence de personnel de santé qualifié lors de tous les accouchements ainsi que la disponibilité de médicaments, de matériel et de fournitures et de services d'aiguillage.
- L'UNFPA ainsi qu'un groupe d'organismes des Nations Unies ont exprimé les préoccupations que leur inspiraient les conditions de vie des femmes palestiniennes. Ils ont noté l'augmentation des accouchements à domicile, la diminution des soins post-natals et ont signalé que 52 femmes avaient accouché à des points de contrôle militaires depuis 2002.
- Au Viet Nam, une nouvelle initiative régionale et provinciale de maternité sans risques améliore la qualité des soins obstétriques et néo-natals grâce à la formation des prestataires de services de santé ainsi qu'à l'amélioration des connaissances des femmes et de la compréhension de leur part de la grossesse, de l'accouchement et des besoins des bébés.
- L'UNFPA a fait don, en mai, de 12 tracteurs-ambulances au ministère de la Santé du Ghana, afin d'offrir un accès rapide aux soins d'urgence. Les ambulances produites à l'échelon local (qui consistent en une petite remorque attelée à un tracteur) peuvent atteindre les gens de zones rurales en terrain escarpé et difficilement accessibles, notamment dans les régions septentrionales du pays.
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ÉLIMINATION DES FISTULES OBSTÉTRICALES
Les fistules obstétricales sont de graves lésions qui surviennent à l'accouchement chez au moins 2 millions de femmes des pays en développement. La Campagne pour éliminer les fistules, mise en oeuvre par l'UNFPA dans 30 pays d'Afrique subsaharienne, d'Asie du Sud et des États arabes, porte sur la prévention et le traitement. Un site Internet a été établi pour la campagne au début 2005 (www.fistules.org).
- L'Ouganda a lancé une campagne nationale d'élimination de la fistule et doté 12 hôpitaux régionaux en matériel et en fournitures pour la réparation chirurgicale des fistules, assuré la formation de médecins locaux et mené des activités de sensibilisation du public.
- Au Tchad, l'UNFPA a aidé à établir et à équiper des centres de traitement de la fistule à l'Hôpital de la Liberté de Ndjaména, à l'Hôpital Abéché dans la région de l'Ouadai ainsi qu'à Mongo et à Kelo. Une formation a été dispensée aux chirurgiens à l'Hôpital d'Addis-Abeba (Éthiopie) et un système d'aiguillage a été mis en place.
- Dans le nord du Nigéria, quatre centres de traitement de la fistule ont été rénovés par l'UNFPFA en partenariat avec le gouvernement; 10 médecins et 40 infirmières qui ont suivi un programme de formation au début 2005 y seront affectés. Il est prévu de renforcer de manière analogue les services de traitement de la fistule dans sept États du Nigéria.
- Le Fonds d'affectation spéciale pour la sécurité humaine a approuvé les activités visant à l'élimination de la fistule au Mali , au Nigéria et au Pakistan et leur a accordé 3 540 000 dollars sur une période de cinq ans. La Banque islamique de développement a annoncé un don de 1 million de dollars pour établir un centre de traitement de la fistule au Bangladesh .
- Le bureau londonien de la prestigieuse agence de publicité Young & Rubicam fait l'apport de ses services créatifs à la Campagne pour éliminer les fistules exécutée par l'UNFPA. Elle collaborera avec le Fonds pour sensibiliser le public du Royaume-Uni à la fistule obstétricale par la presse imprimée, la radio, la télévision et les autres médias électroniques.

Adolescentes dans une classe d’alphabétisation au Yémen. L’alphabétisation accroît le recours aux services de santé. L’accès à l’information et aux services peut protéger et améliorer la santé des femmes et des filles et les aider à faire valoir leurs droits.
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APPUI EN FAVEUR DES ADOLESCENTS ET DES JEUNES
Près de la moitié de la population du globe a moins de 25 ans. Cette jeune génération, la plus nombreuse de l'histoire de l'humanité, fait face à de nombreux défis et est exposée à de nombreux risques : les jeunes ont besoin d'informations et de services pour mener une vie saine et productive. La CIPD a accordé une attention sans précédent aux besoins divers des adolescents dans le domaine de la santé en matière de reproduction; il s'agit là tant d'une priorité du point de vue des droits de l'homme que d'une nécessité pratique. L'enquête mondiale sur la mise en oeuvre du plan de la CIPD menée par l'UNFPA a permis de constater dans de nombreux pays des progrès de la santé des adolescents en matière de reproduction grâce à la mise en place de politiques, de lois et de services de santé et de préparation à la vie conviviaux pour les jeunes. La plupart des efforts sont toutefois de petite envergure et la mobilisation des ressources nécessaires pour les ampli- fier constitue un défi de taille.
En 2004, l'UNFPA a formé un Panel consultatif de jeunes comprenant des membres de pays du monde entier pour l'aider à promouvoir la prise en compte des droits et des besoins des jeunes dans les programmes du Fonds et dans les plans nationaux de développement. Il a également établi un Programme spécial de stage pour les jeunes de pays en développement qui sont affectés pendant six mois au siège du Fonds à New York . The Global Youth Partnership a continué de lutter contre le VIH/sida.
- Des adolescentes mariées du Bangladesh , du Burkina Faso et du Yémen parlent du mariage enfantin dans Too Brief a Child: Voices of Married Adolescents, une vidéo produite par l'UNFPA qui documente les effets de cette pratique, les menaces qu'elle présente pour la santé des filles et les limites qu'elle impose à leur éducation et à leur développement social, économique et politique.
- À Cotonou, capitale du Bénin, avec l'appui de l'UNFPA, un centre multimédia particulièrement actif disposant de ses propres stations de radio et de télévision dispense une formation professionnelle à des centaines de jeunes, ainsi que des cours sur la prévention du VIH/sida et des grossesses non désirées.
- Dans la province de Kibuye, au Rwanda , un centre pour jeunes appuyé par l'UNFPA a ouvert ses portes près d'une clinique offrant un service gratuit de dépistage du VIH. Il propose aux jeunes des informations, des conseils, des films, des activités culturelles et sportives et des programmes de formation professionnelle.
- Dans les parcs de la ville de Caracas , au Venezuela , grâce à des pièces de théâtre et à divers matériels sur les droits et la santé en matière de reproduction produits avec le soutien de l'UNFPA, les jeunes apprennent à faire face aux pressions de leurs pairs et à retarder le début de l'activité sexuelle.
- Un sommet de jeunesse auquel ont participé 70 jeunes venus d'Asie et d'Europe ont identifiés divers moyens d'accroître leur participation aux programme de santé en matière de reproduction. Tenu en novembre à Sri Lanka , il s'inscrivait dans le cadre de l'Initiative de la santé en matière de reproduction pour les jeunes d'Asie (RHIYA), appuyée par l'Union européenne et l'UNFPA.
- L'Alliance pour la jeunesse africaine (AYA) soutenue par l'UNFPA a atteint en 2004 plus de 100 000 jeunes dans quatre pays, qui ont bénéficié de ses programmes de préparation à la vie quotidienne. En Ouganda, le réseau d'organisations confessionnelles de l'AYA a mobilisé 2 millions de dollars pour la prévention du VIH.
- Les universités de Tunisie se sont jointes à l'UNFPA en 2004 pour élaborer des matériels sur la santé en matière de sexualité et de reproduction chez les adolescents. Ce nouveau partenariat a produit un atelier et des manuels portant sur la recherche, la formation et la coopération Sud-Sud, ainsi qu'un guide de référence sur l'assurancequalité.
- Au Cambodge, plus de 200 jeunes se sont réunis en février au Quatrième camp annuel de la jeunesse ayant pour thème : « Les jeunes s'unissent pour éliminer la timidité et pour mieux comprendre la santé en matière de sexualité et de reproduction et le VIH/sida ». Le camp était cofinancé par l'UNFPA, l'Union européenne et l'Agence des États-Unis pour le développement international.
- L'UNFPA a continué d'appuyer le réseau Youth Peer Education Electronic Resource (Y-PEER), qui relie plus de 1 000 membres de 27 pays d'Europe centrale et orientale et d'Asie centrale. Y-PEER aide les ONG locales et nationales à oeuvrer conjointement à la mise en oeuvre de programmes qui promeuvent la sécurité dans les comportements chez les adolescents et la responsabilisation de ceux-ci. En 2004, il a organisé 246 événements dans 15 pays, auxquels ont assisté 220 000 participants, puis a atteint 1,7 million de jeunes dans le cadre d'activités de suivi.

STOP À LA VIOLENCE CONTRE
LES FEMMES !
Tel était le message d’une campagne
nationale lancée à Istanbul par le
Gouvernement turc, en faisant appel aux
médias, à des activités sportives, à des
célébrités et à des dirigeants religieux.
Cet effort a été organisé par l’UNFPA, qui
a collaboré avec une agence de publicité
locale pour formuler le concept de la
campagne.
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ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE SEXISTE
Dans son allocution au Conseil de sécurité des Nations Unies, en octobre, la Directrice exécutive de l'UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid, a demandé instamment aux dirigeants mondiaux de condamner les viols systématiques et toutes les formes de traitement dégradant des femmes au cours des conflits, d'agir pour y mettre un terme et d'aider à la réhabilitation physique et mentale des victimes. Dix ans auparavant, la CIPD avait demandé aux pays de « prendre toutes les mesures voulues » pour éliminer toutes les formes de violence contre les femmes, mais les progrès ont été mitigés malgré les promesses faites en haut lieu durant la décennie écoulée. L'UNFPA oeuvre avec ses divers partenaires pour prévenir la violence sexiste et s'attaquer à ses causes, qu'elle ait lieu en temps de crise ou dans la vie quotidienne.
- Des représentants influents d'instances gouvernementales, d'ONG, d'organismes des Nations Unies et des médias ont débattu des questions de la traite et de l'exploitation sexuelle des femmes russes lors d'une table ronde organisée en avril par l'UNFPA avec la Maison centrale de la presse russe. Des recherches récentes documentent les effets adverses de ce phénomène sur la santé en matière de reproduction, le statut social et la situation économique des victimes.
- Certaines de femmes les plus puissantes de 40 pays d'Afrique ont lancé un appel en faveur de la ratification d'un protocole africain sur les droits de femmes, à l'occasion d'une conférence régionale sur l'élimination de la violence sexiste et sur la réalisation des OMD. Plus de 250 femmes ministres et parlementaires africaines ont participé à la conférence organisée en novembre au Gabon par l'UNFPA, l'OMS et le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM).
- Dans la lutte contre une forme extrême de discrimination, l'UNFPA a appuyé les efforts de sensibilisation à l'infanticide féminin et à la sélection prénatale en fonction du sexe. Il a parrainé en Chine un atelier sur le déséquilibre du rapport garçons-filles à la naissance, qui a réuni les pays où le problème se pose. En Inde, le gouvernement a lancé une campagne de recherche et de plaidoyer sur les « filles manquantes » axée sur les districts où l'on relève les différences les plus fortes entre le nombre de filles et de garçons.
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APPROVISIONNEMENT EN FOURNITURES ESSENTIELLES
En tant que premier fournisseur multilatéral de produits de santé en matière de reproduction, l'UNFPA est déterminé à répondre aux besoins et à avoir un impact mesurable : 1 million de dollars de fournitures peuvent prévenir 800 décès maternels, 150 000 avortements ou 360 000 grossesses non désirées. La sécurité de l'approvisionnement s'est améliorée depuis l'appel lancé à la CIPD concernant la fourniture fiable et en quantités suf- fisantes de toute une gamme de moyens de contraception et d'autres produits essentiels pour la santé en matière de reproduction. Toutefois, nombre de pays en développement continuent de connaître de graves pénuries de produits de contraception et de préservatifs.
- L'Union européenne a annoncé une contribution de 75 millions de dollars à l'UNFPA pour répondre aux besoins d'approvisionnement de 49 pays en développement qui sont largement tributaires de l'aide extérieure pour les produits de contraception et de préservatifs qui répondent à leurs besoins de santé en matière de reproduction et de protection contre le VIH/sida. La décision a été rendue publique en octobre à l'Assemblée générale marquant le 10e anniversaire de la CIPD. Hans van den Broek, envoyé spécial néerlandais de la Présidence de l'Union européenne, a déclaré à l'Assemblée générale que les 25 États membres de l'Union et la Commission européenne « combleraient collectivement l'écart de 75 millions de dollars du financement des produits de santé en matière de reproduction en 2004, par le biais d'une contribution spéciale au Fonds pour les fournitures de santé en matière de reproduction de l'UNFPA ».
- Les pays du Pacifique ont convenu d'un plan pour assurer la fiabilité de l'alimentation en fournitures de santé en matière de reproduction par l'entremise de l'UNFPA dans le cadre d'efforts visant à sauver des vies et à améliorer la santé. Ce plan a été avalisé en mai par les ministres de la Santé des Îles Cook, de Fiji, de Kiribati, du Samoa, des Îles Saloon, de Tonga, de Tuvalu et de Vanuatu .
- Un logiciel élaboré par l'UNFPA fournissant des données spécifiques sur les niveaux de stocks par pays, qui ont permis à 69 pays, soit 20 pays de plus que l'an dernier, de se réapprovisionner et d'éviter les manques en 2004. Le Country Commodity Manager renforce la capacité nationale à recueillir, analyser et transmettre les données, ainsi qu'à se procurer, entreposer et distribuer les fournitures.
- L'UNFPA a lancé en 2004 l'Initiative du préservatif féminin pour promouvoir et faciliter l'usage de ce produit dans plus de 20 pays, chose qu'a faite également le programme des Nations Unies visant à la prévention de l'infection par le VIH sur les lieux de travail. Les préservatifs féminins représentent une addition importante aux moyens de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/sida et la seule méthode barrière contrôlée par les femmes.
- L'UNFPA a mené à bien une vaste étude sur les contraceptifs, les médicaments et les fournitures nécessaires pour répondre aux besoins de la planification familiale, de la santé en matière de reproduction et de la prévention de l'infection par le VIH jusqu'à la fin 2015. Un modèle de calcul des coûts a également été élaboré à l'intention des bureaux de pays de l'UNFPA, pour permettre aux pays d'établir les coûts et de prévoir les budgets des interventions dans le domaine de la santé en matière de reproduction dans leurs politiques et stratégies nationales de réduction de la pauvreté. Par ailleurs, des progrès notables ont été accomplis dans l'établissement des coûts de réparation des fistules obstétricales et des soins obstétriques d'urgence.
LA SENSIBILITÉ CULTURELLE AMÉLIORE LA PROGRAMMATION
Les efforts de développement ont plus de chances d'aboutir lorsqu'ils sont présentés aux bénéficiaires de manière culturellement sensible et sur la base d'un dialogue ouvert et d'une participation de la communauté, signale un rapport de 2004 Working from Within: Culturally Sensitive Approaches in UNFPA Programming. Il s'agit de créer un environnement qui rend les programmes de droits de la personne plus acceptables et plus durables en reconnaissant les réalités sociales et culturelles locales et en appyant l'appropriation locale des programmes. Cette publication contient neuf études de cas extraites d'un autre rapport de l'UNFPA, Culture Matters: Working with Communities and Faith-based Organizations. Une brochure complémentaire, 24 Tips for Culturally Sensitive Programming, présente les recommandations fondées sur les recherches du Fonds. La culture et les droits de l'homme ont également fait le sujet d'une conférence à laquelle ont participé plus de 100 experts du monde entier, sur le thème « Le Caire et au-delà : les droits en matière de reproduction et la culture », qui a été organisée par le Gouvernement des Pays-Bas et l'UNFPA à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars.
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