UNFPA Le UNFPA a l'oeuvre 2001
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PRÉVENTION DU VIH/SIDA

Protéger la santé et le développement par la prévention. Faire une différence en fournissant des informations et des services aux jeunes.

Les nouvelles infections par le VIH ont dépassé les 5 millions en 2003, ce qui porte le nombre de gens vivant avec le VIH/sida à 40 millions. L’épidémie a progressé dans toutes les régions, se répandant le plus rapidement parmi les gens rendus vulnérables par la pauvreté, l’inégalité des sexes et le grave manque d’information et de services de prévention.

L’UNFPA a maintenu son leadership en prévention anti-VIH, notamment auprès des jeunes et des femmes enceintes, et en programmes de préservatifs. Des partenariats ont multiplié les impacts de ses efforts, notamment par l’entremise du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, dont l’UNFPA est un coparrain actif. Chaque initiative nous rapproche d’un pas de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et du Programme d’action de la CIPD et, à terme, de l’éradication de cette épidémie dévastatrice.

ACTIVITÉS CONTRE LE VIH/SIDA

La lutte contre le VIH/sida est restée fortement prioritaire en 2003. L’UNFPA a établi des points focaux pour le VIH/sida dans tous les bureaux de pays pour renforcer les équipes du siège et des bureaux régionaux. Des représentants de l’UNFPA ont participé activement dans chaque pays en tant que membres et présidents aux travaux des Groupes thématiques des Nations Unies sur le VIH/sida.

Les efforts de prévention ont été déployés sur plusieurs fronts et ont permis de renforcer les capacités des pays et de diffuser les leçons à retenir des expériences salvatrices qui prouvent l’efficacité des mesures préventives.

  • Étant donné que le VIH/sida est autant une menace pour le développement qu’un problème de santé, la prévention anti-VIH doit être intégrée aux efforts de lutte contre la pauvreté, conclut un rapport de l’UNFPA de 2003, The Impact of HIV/AIDS: A Population and Development Perspective [L’impact du VIH/sida dans la perspective de la population et du développement].
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  • En Indonésie, l’UNFPA a contribué à l’élaboration de la stratégie nationale sur le VIH/sida et appuyé la formulation d’une stratégie nationale sur les jeunes et le VIH/sida, lançant ainsi un débat national sur les programmes de préservatifs.
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  • Le 12e rapport annuel, Preventing HIV Infection, Promoting Reproductive Health: UNFPA Response 2003 [Prévenir l’infection par le VIH, promouvoir la santé en matière de reproduction : la riposte de l’UNFPA], documente les activités de lutte du Fonds contre la maladie.

Pour le personnel, en 2002-2003, l’UNFPA a tenu cinq ateliers sous-régionaux (à Addis-Abeba, Dakar, Harare, Katmandou et Mexico), en employant pour cadre le nouveau manuel de formation du Fonds sur le VIH/sida qui traite de questions telles que l’égalité des sexes, les programmes de préservatifs, les populations vulnérables et la prévention chez les jeunes et les femmes enceintes. Pour répondre aux besoins du personnel relatifs au VIH/sida sur les lieux de travail, l’UNFPA et l’UNICEF ont lancé l’initiative « Caring for Us » [Prendre soin de nous] afin d’aider les cadres à instaurer dans les bureaux des normes minimales au moyen d’un dossier pratique d’orientation et de ressources.

La campagne « Quelle est votre excuse ? »,en faveur des préservatifs

Le VIH/sida se propage plus rapidement en Europe de l’Est qu’il ne l’a fait partout ailleurs au monde. Une nouvelle campagne publicitaire ciblant les jeunes interpelle ceux-ci en leur demandant : « Quelle est votre excuse ? » et en leur rappelant : « Il n’y a pas d’excuse : utilisez des préservatifs. ». Lancée à Belgrade en avril, la campagne recourt à divers moyens : affiches, tee-shirts, annonces télévisées et radiodiffusées et emballages de préservatifs. Elle est appuyée par l’UNFPA et a été produite par Population Services International, organisation de marketing social établie à Washington.

Photo d'une affiche de la campagne "Quelle est votre excuse?"

LES ADOLESCENTS ET LES JEUNES

La moitié des nouvelles infections par le VIH et au moins le tiers des 333 millions de nouveaux cas d’IST guérissables surviennent chez les jeunes de 15 à 24 ans. L’UNFPA oeuvre avec les adolescents et les jeunes pour leur apporter les connaissances, aptitudes et services dont ils ont besoin pour protéger leur santé en matière de reproduction et prévenir les infections. Le Fonds élabore une riposte coordonnée des Nations Unies en tant qu’organisme pivot pour le secteur des jeunes et du VIH/sida dans le cadre de l’ONUSIDA..

  • Six pays de l’Amérique centrale et des Caraïbes bénéficient d’un programme de prévention du VIH/sida de trois ans financé par le Fonds de développement international de l’OPEP et l’UNFPA. Mis en oeuvre en 2003, il atteint les jeunes vulnérables au Belize, au Costa Rica, au Guatemala, en Guyane, au Honduras et à Sainte- Lucie pour leur apporter des connaissances pratiques pour la vie quotidienne et des informations et des services conviviaux et tenant compte des sensibilités culturelles.
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  • Un nouveau manuel, Preventing HIV/AIDS among Adolescents through Integrated Communication Programming [Prévenir le VIH/sida chez les adolescents par des programmes de communication intégrés], donne des exemples de programmes de prévention efficaces intégrant le plaidoyer, la communication visant à modifier les comportements et des activités d’éducation assorties d’autres composantes de politiques et de services.
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  • Le programme Geração Biz au Mozambique a été choisi comme meilleure pratique dans le cadre de l’initiative de la Banque mondiale sur l’éducation et le VIH/sida. Avec le soutien de l’UNFPA et de Pathfinder International, il a formé 3 000 pairs éducateurs, établi des « coins jeunes » dans 27 établissements d’enseignement et 14 communautés, produit deux vidéos à l’intention des jeunes et, en 2003, a distribué 230 000 préservatifs lors de 50 000 consultations sur 32 sites dispensant des services de santé accueillants pour les jeunes.
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  • L’éducation par les pairs a bénéficié d’un appui électronique sans précédent dans 27 pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale du fait de la création d’un réseau de téléenseignement, le Youth Peer Education Electronic Resource (Y-PEER). Au centre du réseau se trouve un site web (www.youthpeer.com) qui offre aux abonnés des informations sur la santé des adolescents en matière de reproduction ainsi que des ressourcespédagogiques. Par l’intermédiaire de 185 organisations membres, le réseau Y-PEER atteint, selon les estimations, 1,3 million de jeunes.

ÉDUCATION ET PLAIDOYER

La plupart des gens ne connaissent pas leur statut sérologique. Trop de jeunes ignorent comment se protéger, certains n’ayant même jamais entendu parler du VIH/sida. L’information, l’éducation et le plaidoyer peuvent apporter les connaissances et les aptitudes nécessaires pour prévenir l’infection et pour contribuer à surmonter l’opprobre et la discrimination qui freinent les efforts de prévention, de traitement et de guérison.

  • Une vidéo-conférence didactique intitulée « Renforcer les liens entre les programmes de santé en matière de reproduction et de lutte contre le VIH/sida » a permis à 250 participants du monde entier de partager leur expertise et leurs points de vue. Cet événement a été organisé en juin sous l’égide de l’UNFPA, de la Banque mondiale et de l’Agency for International Development des États-Unis.
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  • Un CD-ROM interactif produit en 2003 explique comment créer des feuilletons radiophoniques pour les réseaux de radio FM et communautaires. Il est fondé sur des matériels recueillis lors des ateliers de formation régionaux dispensés par l’UNFPA et le Population Media Center (PMC) en Afrique et en Asie, où ont été appliquées diverses méthodes du monde des loisirs et de l’éducation pour présenter des feuilletons sensibles aux réalités culturelles et basés sur les recherches.
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  • L’Institut d’éducation des adultes de l’Université du Ghana a lancé un programme de télé-enseignement de trois mois aboutissant à un certificat en conseils sur le VIH/sida et en soins, avec l’appui de l’UNFPA, qui a formé 369 participants en 2003 et il prépare actuellement un manuel de conseils et de soins. Également au Ghana, l’UNFPA et EngenderHealth ont élaboré et mis à l’essai un programme et un manuel de formation pour la prévention anti-VIH dans le cadre de la santé maternelle.

Global Youth Partners : un nouveau groupe de lutte contre le sida

Les jeunes considèrent qu’il n’y a pas de temps à perdre lorsque les informations et les services peuvent sauver des vies. « Certains groupes pensent que nous sommes trop jeunes pour savoir; ils devraient savoir que nous sommes trop jeunes pour mourir », ont déclaré les participants à la première réunion de Global Youth Partners. Ce groupe dirigé par des jeunes qui fait campagne en faveur de la diffusion de l’information et de l’apport de services de préventions anti- VIH a été fondé en septembre 2003 par des jeunes de 27 pays avec l’appui de l’UNFPA.

Participants à un atelier de Global Youth Partners préparant une banderolle lors d’une réunion ayant eu lieu en septembre à New York.

Photo: Omar Gharzeddine/UNFPA

PROGRAMMES EN FAVEUR DES PRÉSERVATIFS

Ces programmes assurent la large disponibilité de préservatifs à des coûts abordables et leur emploi correct et systématique. En 2003, l’UNFPA a continué de faire face aux pénuries massives par rapport aux besoins, aux ruptures de stock fréquentes et aux limites des moyens disponibles pour promouvoir les comportements sexuels moins dangereux. En tant qu’organisme pivot de l’ONUSIDA pour l’approvisionnement en préservatifs, l’UNFPA a renforcé les partenariats avec les organismes des Nations Unies et les autres partenaires pour relever les défis dans ce domaine important de la prévention de l’infection par le VIH.

  • Les programmes de l’Alliance pour la jeunesse africaine (AYA) ont permis de distribuer 1,5 million de préservatifs à des jeunes actifs sexuellement dans des contextes accueillants pour les jeunes au Botswana, au Ghana, en Ouganda et en République- Unie de Tanzanie. Des activités de plaidoyer ont créé un environnement plus propice à l’obtention de services, notamment de dépistage volontaire du VIH/sida et d’accompagnement psychologique.
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  • En Érythrée, l’UNFPA a procédé à une évaluation des travailleuses de l’industrie du sexe afin de promouvoir l’usage du préservatif à 100 % en ajoutant la distribution de préservatifs féminins en sus des préservatifs masculins.

SEXOSPÉCIFICITÉ ET PRÉVENTION

Le VIH/sida pèse d’un poids particulièrement lourd sur les femmes. Les statistiques sont choquantes : les deux tiers des jeunes vivant avec le VIH/sida sont des femmes; les taux d’infection chez les femmes et les jeunes filles sont de deux à six fois ceux des hommes dans certaines régions d’Afrique subsaharienne; au niveau mondial, la moitié des adultes vivant avec le VIH/sida sont des femmes. L’UNFPA co-préside avec le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) l’Équipe spéciale interinstitutions de l’ONUSIDA sur les femmes et le VIH/sida.

  • En 2003, l’accent mis sur le partenariat et la collaboration a permis de renforcer les liens entre l’UNFPA, UNIFEM et d’autres organisations. L’UNFPA a été un membre actif de l’équipe spéciale du Secrétaire général sur les femmes, les filles et le VIH/sida en Afrique australe et a contribué à la formation de la Coalition mondiale sur les femmes et le sida, se plaçant à la tête des efforts de prévention de l’infection par le VIH chez les filles et les jeunes femmes.
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  • Les préjugés et la violence augmentent les risques d’infection des femmes par le VIH. C’est ce qu’ont déclaré les experts lors d’une table ronde co-organisée par l’UNFPA et UNIFEM durant une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre ; il a été conclu que des dispositions législatives, des ressources financières et des actes étaient nécessaires pour modifier les attitudes qui mènent à la violence à l’égard des femmes et à la discrimination sur les lieux de travail envers les personnes vivant avec le VIH/sida.
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  • « Oui à la prévention, non à la discrimination » était le slogan retenu cette année au Soudan par l’UNFPA pour la commémoration de la Journée mondiale du sida. Les activités mises en oeuvre à cette occasion comprenaient des campagnes de sensibilisation du public et de collectes de fonds et ont eu pour point culminant un match de football entre deux des grandes équipes de Khartoum qui a fait l’objet d’une large publicité.
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  • L’UNFPA a mené des ateliers de formation au Cambodge, en Éthiopie, au Ghana et au Malawi pour encourager les prestataires de soins à intégrer la prévention anti-VIH dans les soins prénatals normalement dispensés aux femmes enceintes.
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  • En octobre, l’UNFPA s’est joint à ses partenaires des Nations Unies pour promouvoir les bonnes pratiques d’alimentation des enfants afin de réduire la mortalité infantile et la transmission du VIH. Les divers organismes ont lancé un cadre comportant cinq composantes assorti de directives visant à renforcer les mesures qui sauvent des vies, soutiennent les mères et assurent le bien-être des enfants.