UNFPA Le UNFPA a l'oeuvre 2001
En arrière à Menu du Principal
 

SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION ET MATERNITÉ SANS RISQUES

La différence entre la vie et la mort, la santé et l’invalidité. De la planification familiale aux soins obstétriques salvateurs.

Les insuffisances des soins de santé en matière de reproduction sont responsables d’au moins un cinquième du fardeau de la maladie et des décès prématurés au niveau mondial, et d’un tiers de ce même fardeau chez les femmes en âge de procréer. Il pourrait être remédier à ces insuffisances et des millions de vies pourraient être épargnées grâce à des investissements d’une grande efficacité par rapport aux coûts dans ce domaine, notamment pour offrir des services et des fournitures de contraception où l’on constate de graves pénuries dans le monde.

Les investissements dans la santé en matière de reproduction sont particulièrement payants. Non seulement les services de santé dans ce domaine, notamment pour les groupes les plus pauvres où les besoins sont les plus grands, améliorent-ils la qualité de la vie au niveau individuel et familial, mais ils contribuent également à la croissance économique, à l’équité sociale, à l’égalité des sexes et à la gouvernance démocratique. En particulier, un financement adéquat des programmes qui permettent aux jeunes d’éviter les grossesses non désirées, les accouchements à risques et les infections sexuellement transmissibles (IST) apporterait des avantages appréciables sur le plan du développement et ralentirait la propagation du VIH/sida.

L’appui fourni par l’UNFPA dans divers domaines clés est décrit ci-dessous, avec des exemples d’actions concernant la planification familiale, la maternité sans risques, la fistule obstétricale, la santé en matière de reproduction chez les adolescents, la violence sexiste, l’accès aux fournitures, la sécurité de l’approvisionnement et la qualité des produits.

PLANIFICATION FAMILIALE

L’élargissement de l’accès à la planification familiale est un signe de progrès : 60 % des couples mariés des pays en développement appliquent aujourd’hui des méthodes de contraception modernes, contre 10 à 15 % en 1960. Cependant, plus de 200 millions de femmes de par le monde n’ont pas encore accès à toute la gamme de méthodes de planification familiale efficaces et modernes qui leur permettrait d’espacer les naissances ou de limiter le nombre de leurs enfants. Dans certains pays, plus de la moitié des femmes disent qu’elles auraient préféré retarder ou éviter leur naissance la plus récente. Et sur les 190 millions de femmes qui tombent enceintes chaque année, plus de 50 millions subissent un avortement, souvent dans des conditions dangereuses.

L’UNFPA soutient des programmes de planification familiale volontaires qui aident les couples à prévoir la taille de leur famille, protègent la santé de la mère et de l’enfant,, accroissent le bien-être familial et intensifient la participation des hommes à la planification familiale et aux décisions de santé en matière de reproduction. En outre, l’UNFPA fournit des produits contraceptifs pour appuyer ces programmes e pour répondre aux demandes de la communauté internationale des donateurs.

  • Au Nigéria, en 2003, l’UNFPA a assuré la disponibilité en continu d’au moins cinq méthodes de contraceptions à 540 centres de fourniture de services. Dans les 12 États couverts par le programme du pays, au moins 80 % des établisse-ments ont offert un combinaison de services de planification familiale et de lutte contre les IST, y inclus des conseils psychologiques en rapport avec le VIH/sida. Avec un appui spécial du Canada, ces efforts sont en cours d’expansion pour améliorer la logistique et l’approvisionnement en produits de contraception et autres produits essentiels pour la santé en matière de reproduction.
    .
  • L’UNFPA coopère avec les forces armées dans de nombreux pays, pour atteindre les hommes, les informer et les éduquer dans les domaines de la planification familiale, de la prévention du VIH, de la réduction de la violence sexiste et d’autres questions touchant à la santé en matière de reproduction. Un nouveau document numérique, intitulé Enlisting the Armed Forces to Protect Reproductive Health and Rights: Lessons from Nine Countries [Faire appel aux forces armées pour protéger la santé et les droits en matière de reproduction : leçons tirées de neuf pays], expose les enseignements à retenir de projets exécutés dans neuf pays auprès des forces armées.

Faisons le total

Un nouveau rapport plaide en faveur d’une augmentation du financement des services de santé en matière de reproduction, notamment dans les pays pauvres, en illustrant les impacts sociaux et individuels extraordinairement larges des investissements dans ce domaine. Intitulé Faisons le total : les bénéfices de l’investissement dans la santé en matière de reproduction et de sexualité, il a été publié conjointement par The Alan Guttmacher Institute et l’UNFPA.

Les avantages à échoir de ces investissements pour la santé sont immenses, signale le rapport. Chaque année, les programmes actuels fournissent des contraceptifs aux 500 millions de femmes des pays en développement qui veulent éviter les grossesses et préviennent déjà ainsi 187 millions de grossesses involontaires, 60 millions de naissances non planifiées, 105 millions d’avortements, 22 millions de fausses couches, 2,7 millions de décès infantiles et 215 000 décès liés à la grossesse et empêchent 685 000 enfants de perdre leur mère.

MATERNITÉ SANS RISQUES

Sauver la vie des femmes est l’objectif fondamental de l’UNFPA : une femme meurt à chaque minute des complications liées à la grossesse et la plupart de ces décès peuvent être évités. Dans le monde, la disparité en matière de santé maternelle entre les pays riches et pauvres est de tous les indicateurs de santé celui qui présente le plus large écart.

Le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) demandent aux nations de réduire dans des proportions significatives le nombre de décès maternels d’ici 2015. Notre stratégie consiste à fournir des services de planification familiale volontaires pour réduire les grossesses non désirées et à veiller à ce que toutes les femmes disposent de l’assistance d’un professionnel de la santé compétent pendant la grossesse et à l’accouchement et aient accès à des soins d’urgence en cas de complications.

  • L’accès aux soins obstétriques d’urgence en temps utile pour les femmes enceintes était le sujet d’une conférence de trois jours sur la réduction de la mortalité maternelle qui a réuni 300 participants venus de 50 pays. Cette conférence s’inscrivait dans le cadre du programme AMDD (Éviter la mortalité et l’invalidité maternelle), partenariat entre la Columbia University et l’UNFPA avec l’UNICEF, CARE et Save the Children.
    .
  • Après des évaluations des soins obstétriques d’urgence au Nicaragua, le programme AMDD/UNFPA a procédé à la réfection d’établissements de santé, publié un recueil de normes et de protocoles, dispensé une formation au personnel des services d’obstétrique et élaboré un système d’orientation des patientes.
    .
  • Un petit dispensaire établi dans le village isolé de Goudiry (Sénégal) a été développé, avec l’appui de l’UNFPA, pour devenir un centre de soins obstétriques bien plus important et bien équipé. Il offre à présent des soins en cas de grossesses difficiles, un suivi prénatal, des ultrasons, des contraceptifs, des services de prévention du VIH et des informations sur la santé en matière de reproduction.

FISTULE OBSTÉTRICALE

La fistule obstétricale est une affection débilitante liée à la grossesse, causée par un accouchement prolongé et difficile. Les femmes qu’elle atteint, souvent très jeunes, souffrent d’incontinence chronique et, dans la plupart des cas, leur enfant meurt.

L’UNFPA a lancé une campagne mondiale pour prévenir et traiter la fistule et, en 2003, a fourni un appui ciblé à une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie du Sud et de la région arabe. Les mesures stratégiques appliquées consistent notamment à retarder le mariage et la grossesse chez les adolescentes, à accroître l’accès à la planification familiale, à offrir des soins médicaux à toutes les femmes enceintes, à assurer l’accès aux soins obstétriques d’urgence (y inclus la césarienne) à toutes les femmes qui font des complications et à réparer les lésions par un traitement chirurgical et les traumatismes psychologiques par des conseils.

  • Le premier rapport d’étude sur la fistule obstétricale en Afrique subsaharienne, publié en juin 2003 par l’UNFPA et EngenderHealth, considère que le nombre de femmes porteuses de fistule, évalué actuellement à 2 millions, est sous-estimé car il est fondé sur le nombre de demandeuses de soins. Rien qu’au Nigéria, signale le rapport, il pourrait y avoir jusqu’à 1 million de femmes souffrant de la fistule, la plupart de moins de 20 ans, illettrées et pauvres.
    .
  • L’UNFPA a coopéré avec le Gouvernement du Bangladesh, où l’on estime que 70 000 femmes souffrent de la fistule, pour établir un centre de traitement de la fistule à l’École de médecine de Dacca, où des soins seront dispensés et qui formera des prestataires de soins pour l’Asie du Sud.
    .
  • En Zambie, avec l’appui de l’UNFPA, le Service de traitement de la fistule de l’Hôpital de la Mission de Monze a sensibilisé le public à cette affection, accru le nombre de cas pris en charge et amélioré la qualité des soins.
    .
  • L’UNFPA a acheté du matériel et des fournitures médicales pour le Centre de traitement de la fistule de Khartoum, le seul du pays, où huit médecins bénévoles se partagent une seule salle d’opération. De 1994 à 2000, le centre de Khartoum a traité plus de 700 patientes.
Patiente après son traitement pour une fistule à l’Hôpital national de Niamey (Niger) soutenu par l’UNFPA, se détendant dans une salle de l’hôpital avec les enfants d’autres patientes.

Photo: Carrie Svingen

LA SANTÉ DES ADOLESCENTS EN MATIÈRE DE REPRODUCTION

Le monde compte plus d’un milliard d’habitants de 10 à 19 ans, soit le plus grand nombre d’adolescents de l’histoire de l’humanité. La moitié sont pauvres et un quart disposent de moins d’un dollar par jour pour vivre. Dans les pays en développement, quelque 82 millions de filles actuellement âgées de 10 à 17 ans se marieront avant leur 18e anniversaire, ce qui viendra perturber leur éducation, limiter leurs chances et accroître le danger d’une procréation précoce.

Les besoins non satisfaits de la planification familiale sont deux fois plus élevés chez les adolescents que chez la population adulte, en dépit de risques incontestables : les jeunes femmes de 15 à 19 ans risquent deux fois plus de mourir en couches que les femmes d’une vingtaine d’années et sur les 14 millions d’adolescentes qui accouchent chaque année, nombreuses sont celles qui font face à de graves affections liées à la grossesse. Au moins 5 millions d’adolescentes avortent dans des conditions dangereuses.

  • L’Alliance pour la jeunesse africaine (AYA - African Youth Alliance), avec l’appui de l’UNFPA et d’autres partenaires, ébalore des programmes globaux de développement des adolescents comprenant des activités de modification des comportements et de renforcement des capacités des groupes de jeunesse et des institutions nationales au Botswana, au Ghana, en Ouganda et en République-Unie de Tanzanie.
    .
  • L’Initiative en faveur des adolescentes a promu des dialogues de politiques dans 11 pays avec les gouvernements, des ONG, des groupes d’action communautaires et des adolescentes. Cette initiative est un effort commun de l’UNFPA, de l’UNICEF et de l’OMS financé par la Fondation des Nations Unies.
    .
  • Dans le cadre de l’Initiative pour la santé en matière de reproduction mise en oeuvre en Asie par la Commission européeenne et l’UNFPA, des travaux ont été entrepris avec 19 ONG européennes et plus de 60 partenaires locaux pour améliorer la santé en matière de reproduction au Bangladesh, au Cambodge, en RDP lao, au Pakistan, au Népal, à Sri Lanka et au Viet Nam.
    .
  • Un livret conçu pour guider les communications entre les parents et les jeunes sur les sujets délicats a été publié en novembre par l’UNFPA et Action Health Incorporated, une ONG nigériane. Intitulé Can’t We Talk About It? A Self-help Guide for Talking with Your Adolescent [Ne pouvons-nous pas en parler ? Guide d’auto-apprentissage pour parler à vos adolescents], cet opuscule vise à sauver des vies en aidant les adolescents à éviter les dangers tels que le VIH/sida.
    .
  • En Angola, l’UNFPA a apporté son appui à des programmes pilotes sur la population et la préparation à la vie familiale dans les écoles et des activités de formation d’enseignants dans trois provinces. Ceci a permis, dans 20 écoles, de transmettre des informations sur la santé des adolescents en matière de reproduction, la parité entre les sexes, les IST et le VIH/sida à des étudiants qui ont ensuite fait fonction d’éducateurs pour leurs pairs.
    .
  • La satisfaction des besoins des adolescents ayant trait à la santé en matière de reproduction revêt une urgence prioritaire dans la lutte mondiale contre la pauvreté et le VIH/sida, ainsi qu’il est souligné dans le rapport de l’UNFPA sur L’état de la population mondiale 2003. Les pays qui investissent prioritairement dans l’éducation et la santé en tireront des bénéfices considérables au niveau du développement, note le rapport. Celui-ci présente des exemples de projets appuyés par l’UNFPA : formation à la vie pratique et éducation en matière de sexualité, et conseils donnés par les pairs assortis de services conviviaux pour les jeunes, avec souvent une formation professionnelle.

LA VIOLENCE SEXISTE

La violence à l’égard des femmes perpétue la pauvreté en limitant leur capacité de travailler hors de chez elles, leur liberté de mouvement, leur accès à l’information et la scolarisation de leurs enfants. C’est également une violation des droits de la personne. L’UNFPA oeuvre avec divers partenaires pour minimiser les cas de violence sexiste, fournir des traitements, dispenser des fournitures et une assistance médicales aux femmes enceintes et contribuer à enrayer la propagation du VIH/sida.

  • Des officiers de police du Timor-Leste ont participé à des formations pour protéger les victimes de la violence familiale et la réprimer. L’UNFPA a aussi soutenu une troupe de théâtre visant à sensibiliser les communautés et a oeuvré avec des représentants d’instances gouvernementales, de collectivités locales, d’Églises et de groupes féminins.
    .
  • L’UNFPA a lancé un clip vidéo de trois minutes sur Internet intitulé « Les femmes, la guerre, la santé » pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre. Traduit en neuf langues, il souligne la nécessité urgente de protéger la santé des femmes lors des guerres et dans les camps de réfugiés.
    .
  • Un nouveau guide de programmation de l’UNFPA sur la violence sexiste pour les dispensateurs de soins de santé a fait l’objet d’un examen lors d’une conférence réunie à Rome en septembre 2003 après des essais pilotes dans 10 pays. Au Liban, le projet pilote a mis en place un mécanisme d’orientation pour traitement, élaboré des matériels d’information et de plaidoyer, conçu des instruments de suivi et traduit le guide en arabe. En Roumanie, le projet a formé et sensibilité le personnel médical, produit des brochures et des fiches, établi un mécanisme d’orientation et appuyé l’élaboration d’une stratégie nationale sur la violence intrafamiliale.
    .
  • Au Kenya en 2003, l’UNFPA a appuyé des activités de plaidoyer et des services de conseils psychologiques en faveur de filles rescapées à l’École Waa de Kwale et à Narok, obtenant ainsi une subvention du ministère de l’Éducation. Ces services aident les fugueuses à réintégrer leur famille sans risquer la coupure génitale ou le mariage forcé.
    .
  • La chute abrupte du nombre de filles par rapport aux garçons durant la dernière décennie en Inde a motivé la publication d’une brochure qui compile les données sur l’impact de l’avortement sélectif en fonction du sexe et de l’infanticide. Intitulée Missing: Mapping the Adverse Child Sex Ratio in India, [Manquantes : étude du rapport de masculinité néfaste chez les enfants en Inde] l’étude a été produite en 2003 par le Bureau de l’état civil et du recensement de l’Inde, le ministère de la Santé et du Bien-Être familial de l’Inde et l’UNFPA.

LA SÉCURITÉ D’APPROVISIONNEMENT

La grave pénurie mondiale de services et de fournitures de contraception contribue d’une part à la survenue de grossesses non désirées et coûte d’autre part des vies du fait de maladies liées aux grossesses et d’avortements dangereux. L’UNFPA, première source multilatérale de produits de contraception au monde, s’emploie à assurer la sécurité de l’approvisionnement et un choix de produits de contraception de qualité et d’autres produits de santé en matière de reproduction, pour répondre aux besoins des gens en temps et lieux voulus.

  • Un nouveau logiciel a été introduit dans plus de 50 pays pour assurer le suivi des stocks et des expéditions de contraceptifs, préservatifs et autres produits de santé en matière de reproduction. Le Country Commodity Manager permet de prévoir les pénuries et de se réapprovisionner en temps utile; il permet aussi des « trocs » de produits entre les pays qui possèdent des stocks abondants et ceux qui en ont un besoin urgent.
    .
  • L ‘UNFPA et l’OMS ont dressé une liste de médicaments essentiels et autres produits de santé en matière de reproduction pour aider à planifier et à gérer les programmes de santé dans ce domaine.
    .
  • Le Pakistan a signé un accord avec l’UNFPA en 2003 prévoyant une expansion significative de la fourniture de produits et de services de santé en matière de reproduction au cours des cinq ans à venir. L’usage des contraceptifs augmente au Pakistan, qui possède l’un des taux de croissance démographique les plus forts au monde ainsi qu’un taux élevé de mortalité maternelle.
    .
  • Une série d’ateliers régionaux consacrés à la stratégie de l’UNPFA pour la sécurité de l’approvisionnemment en produits de santé en matière de reproduction s’est achevée en 2003; elle visait à préparer les représentants de l’UNFPA et leurs homologues nationaux à intégrer cette stratégie dans les programmes de santé nationaux.
    .
  • La diffusion des préservatifs féminins a continué de se développer en 2003, notamment pour la prévention de l’infection par le VIH. L’UNFPA s’est efforcé de relier la promotion des préservatifs et des initiatives tenant compte des besoins des femmes pour développer chez elles des capacités de négociation.

Depuis 1999, plus de 19 millions de préservatifs féminins ont été fournis en Afrique, en Asie et en Amérique latine grâce à des efforts conjoints avec l’OMS, l’ONUSIDA et la Female Health Company. Les partenariats sont essentiels pour promouvoir la sécurité de l’approvisionnement. En 2003, l’UNFPA a coopéré étroitement avec divers partenaires du développement, notamment l’OMS, la Banque mondiale, la Fédération internationale de la planification familiale (IPPF), l’Agency for International Development des États-Unis (USAID), John Snow, Inc. (JSI), The Management Sciences for Health (MSH) et le Program for Appropriate Technology in Health (PATH).

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, des affiches ont été exposées dans les stations de métro de Caracas pour prévenir la violence intrafamiliale, les grossesses chez les adolescentes et l’infection par le VIH.

Photo: Marianella Cardenas/UNFPA

L’ACCÈS ET LA QUALITÉ

L’autonomisation des femmes, les droits en matière de reproduction, la parité des sexes et la mobilisation communautaire sont des aspects clés des efforts soutenus par l’UNFPA pour élargir l’accès et améliorer la qualité des services de santé en matière de reproduction, tout particulièrement dans les pays les plus pauvres.

  • L’initiative Stronger Voices for Reproductive Health [Des voix plus fortes en faveur de la santé en matière de reproduction] a fait la preuve de son efficacité et a ajouté des leçons à retenir sur son site web en 2003, où sont décrites les questions de qualité des soins dans six pays, l’Inde, le Kirghizistan, la Mauritanie, le Népal, le Pérou et la République-Unie de Tanzanie. Ce partenariat de l’UNFPA, de l’Organisation internationale du Travail, de l’OMS et de l’UNICEF a été lancé en 2001 sur financement de la Fondation des Nations Unies.
    .
  • En mars 2003, l’UNFPA a fourni au Gouvernement du Soudan six nouveaux véhicules 4x4 aménagés en ambulances, qui assurent l’accès aux soins d’urgence, notamment pour les femmes enceintes dont l’état justifie une attention immédiate. Les taux de mortalité maternelle du Soudan sont parmi les plus élevés au monde.

JOURNÉE MONDIALE DE LA POPULATION

« 1 milliard d’adolescents arrivent à l’âge de la procréation », annonçait l’affiche de la campagne pour la Journée mondiale de la population du 11 juillet 2003. Cet événement annuel, qui sensibilise le public aux questions de population depuis 14 ans, soulignait le droit d’accès des jeunes aux informations et aux services dont ils ont besoin pour mener une vie saine et productive.

  • En Afghanistan, les filles du Lycée Al Fatah ont participé à un forum à l’occasion de la Journée mondiale de la population où les responsables gouvernementaux ont déclaré que le mariage précoce limite les possibilités d’éducation des filles et constitue une menace pour leur santé.
    .
  • Dans le cadre de la Journée mondiale de la population, une conférence a été organisée en Tunisie par l’UNFPA et l’Office national de la famille et de la population, où plusieurs conventions de partenariat avec des ONG locales ont été signées. Ces partenariats visent à mettre en oeuvre un nouveau projet appuyé par l’UNFPA dans le domaine de la santé des adolescents en matière de reproduction.
    .
  • Pour les jeunes du Turkménistan, les activités de la Journée mondiale de la population comprenaient un jeu télévisé et un concours de rédaction sur les questions de population. Les médias ont couvert la remise d’un prix des meilleurs services de santé en matière de reproduction et les diverses manifestations musicales et sportives marquant la journée, qui a été célébrée conjointement par l’UNFPA et les ministères partenaires.