UNFPA Le FNUAP a l'oeuvre 2001
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PARTENARIATS ET COLLECTES DE FONDS
Renforcer les alliances essentielles afin d’en augmenter l’efficacité. Les partenariats stratégiques et un soutien continu renforcent la position de chef de file de l’UNFPA.

Des partenariats plus solides promettent une efficacité accrue dans tous les domaines concernant l’UNFPA. En 2002, le cercle de nos partenariats s’est élargi progressivement. Des alliances de première importance ont été maintenues avec ceux qui partagent des buts communs et reconnaissent le rôle primordial de la santé en matière de reproduction pour la réduction de la pauvreté, les droits de l’homme et plusieurs autres aspects du développement.

Par l’intermédiaire de programmes stratégiques de partenariats avec les gouvernements, les ONG, les institutions spécialisées de l’ONU, le secteur privé et des personnes, des alliances et des réseaux ont été renforcés parmi les pays ainsi qu’à l’intérieur de chacun d’entre eux. Parmi les partenaires figuraient également des parlementaires, des fondations, des universités, des organisations médiatiques, des institutions financières internationales, et des donateurs, ainsi que des organisations multilatérales et bilatérales.

Des partenariats puissants permettent à l’UNFPA de pallier les limitations des ressources et de partager son expertise exceptionnelle. Avec nos partenaires, nous gagnons la force du nombre nécessaire pour remplir les promesses faites à la Conférence internationale sur la population et le développement et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

GOUVERNEMENTS

Par sa contribution de 55,8 millions de dollars, le Gouvernement des Pays-Bas a été le principal donateur de l’UNFPA en 2002. Des engagements de contributions ont été pris par 135 pays – un nombre record.

Non seulement les pays bénéficiant d'un programme de pays démontrèrent leur soutien par leurs engage-ments, mais encore plusieurs parmi les principaux donateurs augmentèrent leurs contributions, afin d’aider l’UNFPA à maîtriser d’importants manques à gagner dans ses ressources régulières. Il convient de noter également qu’en 2002, l’Union Européenne a signé un accord avec l’UNFPA, apportant 20 millions d’euros pour contribuer à l’amélioration des services de santé en matière de reproduction dans huit pays d’Afrique et deux pays des Caraïbes affectés par un taux élevé de HIV/sida et de mortalité maternelle.

En décembre, des ministres et des hauts responsables de 35 pays se sont engagés à accorder la priorité aux questions de population et de santé en matière de reproduction, dans le cadre de leur travail visant à réduire la pauvreté. Lors de la cinquième Conférence de l’Asie et du Pacifique pour la population, à Bangkok, ils appelèrent à des efforts et des ressources accrus, pour assurer des soins de santé en matière de reproduction, combattre le sida et protéger les adolescents contre des grossesses non-désirées ou prématurées, et contre les infections sexuellement transmissibles. Le consensus a été que le progrès en matière de l’inégalité entre les sexes, de la migration, de l’urbanisation et du vieillissement, est lié étroitement aux perspectives d’éradication de la pauvreté.

ORGANISATION NON-GOUVERNEMENTALES

Les ONG constituent des partenaires importants au niveau mondial, régional et local. Elles réalisent des projets avec le soutien de l’UNFPA, récoltent des fonds et favorisent la prise de conscience. Un travail de base a été effectué en 2002, pour permettre un échange de connaissances par voie électronique avec les ONG, les parle-mentaires et d’autres partenaires.

Le Rotary International a renouvelé son engagement à coopérer avec l’UNFPA sur des questions de population et de développement. Parmi ces efforts communs figurent le lancement d’une campagne pour une prise de conscience du VIH/sida en Inde et des recherches en matière de reproduction au Mexique. Cette coopération s’est poursuivie cette année avec l’Initiative de la Commission européenne/UNFPA en faveur de la santé en matière de reproduction en Asie, laquelle a coopéré avec 19 ONG européennes et plus de 60 partenaires locaux, afin d’améliorer la santé en matière de reproduction dans sept pays d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est. L’UNFPA a également signé un mémorandum d’accord avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, afin d’intensifier la coopération pour fournir des services de santé en matière de reproduction, particulièrement pour les réfugiés et les femmes.

Les programmes favorisant la coopération Sud-Sud sont importants pour le développement. En 2002, une ONG colombienne, PROFAMILIA, a formé 149 professionnels de 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, et fourni une assistance technique à neuf institutions dans six pays. C’est avec le soutien de l’UNFPA que 853 professionnels de 20 pays ont été formés depuis 1999.

La santé en matière de reproduction des adolescents a figuré au centre de plusieurs activités entreprises par les ONG. Par l’intermédiaire de l’Alliance pour la jeunesse africaine, un forum de 20 chefs religieux a été créé sous les auspices du Conseil Chrétien du Botswana, pour améliorer la santé en matière de reproduction. Save the Children (Royaume-Uni)et le Comité international de Pharmaciens sans frontières se sont joints à l’UNFPA pour soutenir un programme de formation, auquel participèrent des moines bouddhistes et des ONG, y compris l’Organisation des femmes pour l’économie moderne et la profession d’infirmière, l’Organisation pour la jeunesse locale et le soutien des enfants, et l’Opération des enfants de Battambang.

En mai, l’UNFPA et le Population Council ont organisé un atelier pour faire le point sur les expériences de santé en matière de reproduction des adolescents et le développement social, et envisager de nouvelles direc-tions pour les programmes.

Au Kenya, de jeunes activistes ont fait le tour de 20 districts, dans le cadre d’un projet de l’Association pour la planification familiale du Kenya et de l’UNFPA. Ces jeunes se sont exprimés devant des groupes communau-taires sur l’éducation des jeunes filles et l’importance de mettre fin aux mariages forcés et à la mutilation géni-tale féminine.

Conférence internationale 2002 de parlementaires pour l’application du programme d’action de la CIPD

Plus de 100 parlementaires de 70 pays se sont rencontrés en novembre, au Parlement du Canada, pour identifier des mesures en faveur des droits de la femme liés à la procréation et pour améliorer l’accès aux services de santé en matière de reproduction, diminuer la mortalité liée à la maternité et prévenir la propagation du VIH/sida. Cela couvre les moyens d’assurer le financement et de renforcer les lois, les politiques et les services, de telle sorte que tout le monde, femmes et hommes, puissent jouir de la santé en matière de reproduction.

Le résultat de cette conférence a été l’Engagement d’Ottawa, qui définit des mesures parti-culières à prendre par les législateurs dans leur pays, pour appliquer le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement du Caire, y compris l’obtention d’une allocation de 5 à 10% des budgets de développement nationaux pour les programmes de population et de santé en matière de reproduction.

LES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES DES NATIONS UNIES

L’UNFPA a été désignée par l’ONUSIDA en tant que ressource du système des Nations Unies concernant le VIH/sida pour les jeunes et les programmes de préservatifs et a continué à présider, conjointement avec l’UNIFEM, le groupe d’intervention inter-institutions sur la sexospécificité et le VIH/sida. Des fonds de l’ONUSIDA ont soutenu des projets visant à intégrer la santé en matière de reproduction dans les programmes des organisations de jeunesse des pays arabes.

En coopération avec l’OMS, des directives de santé simplifiées ont été élaborées et largement distribuées, et avec l’UNICEF, un module de base pour la formation en urgences obstétriques a été développé. L’OMS et l’UNICEF se sont associés à l’UNFPA en Europe de l’Est et en Asie Centrale, pour faire progresser l’éducation par les compagnons d’âge, la préparation à la vie active et des services accueillants pour les jeunes.

Un cours de formation a été donné avec la Banque mondiale pour améliorer les connaissances du personnel de l’UNFPA en gestion des processus normatifs concernant les questions de population, la santé en matière de reproduction et la réforme du secteur de la santé. L’UNFPA a également participé à un atelier de haut niveau, afin de réunir des partenaires pour soutenir l’initiative de la Banque mondiale aux pays à faible revenu en difficulté. L’UNFPA et la Banque mondiale ont également étendu leur collaboration pour la santé en matière de reproduction, la sexospécificité et la culture. Des activités communes ont comporté des échanges d’expériences et des publications, l’observation d’indicateurs et le développement de modules de formation pour l’intégration de la sexospécificité dans les programmes.

Jane Roberts, de Californie (à droite), et Lois Abraham, du Nouveau Mexique, ont lancé la Campagne des 34 millions d’amis, pour faire des collectes de fonds et montrer leur soutien, quand l’administration des États-Unis annonça en juillet 2002 le blocage de 34 millions de dollars de financement pour l’UNFPA. En travaillant depuis leur domicile, ces deux femmes américaines, qui ne s’étaient jamais rencontrées auparavant, ont démarré un mouvement de base sans précédent. Jour après jour, des centaines de lettres remplies de billets de banque d’un dollar, de chèques généreux et de messages venant du fond du cœur sont arrivées dans les bureaux de l’UNFPA. Le Comité américain pour l’UNFPA,lequel soutient le travail du Fonds par une activité de plaidoyer, d’éducation et d’appel de fonds, a participé activement à cette campagne.

Photo: William A.Ryan/UNFPA

FONDATIONS

Grâce au soutien financier de plusieurs fondations, l’UNFPA a pu sélectionner des activités nécessitant de l’aide. Depuis sa création, en 1998, par le chef de file et entrepreneur américain Ted Turner, la Fondation pour les Nations Unies (FNU) a contribué plus de 44 millions de dollars à l’UNFPA. En 2002, des fonds de la FNU ont soutenu un projet mondial visant à améliorer la qualité des services de santé dans six pays: l’Inde, le Kirghizistan, la Mauritanie, le Népal, le Pérou et la République-Unie de Tanzanie. Les fonds de la FNU ont également contribué à soutenir une réponse humanitaire à des situations de crise.

La Fondation Hewlett Packard a attribué une subvention de 1 million de dollars, pour renforcer les activités de plaidoyer. Cela a permis au Fonds d’ouvrir un bureau à Tokyo, d’organiser une importance conférence pour les parlementaires et de créer un nouveau poste pour un spécialiste en affaires publiques parlementaires et des ONG.

La Fondation Bill et Melinda Gates a soutenu des partenariats de l’UNFPA, y compris l’Alliance pour la jeunesse africaine, en contribuant 56,7 millions de dollars échelonnés sur plusieurs années.

Le Dr Kwasi Odoi-Agyarko (à gauche), Directeur exécutif d’Assistance rurale intégrée, au Ghana, a reçu de la main de Gillian Sorensen, Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux relations extérieures, le Prix 2002 des Nations Unies pour la population. Ce prix lui a été attribué en reconnaissance de sa contribution personnelle aux questions de population. Son projet, qui est soutenu par l’UNFPA, est au service des com-munautés rurales éloignées, où la mutilation génitale féminine constitue l’un des nombreux défis.Le prix institutionnel a été attribué à EngenderHealth, des États-Unis. e fonds, a participé activement à cette campagne.

Photo: Eskinder Debebe/UN

 

LA COLLABORATION AVEC LES UNIVERSITÉS

Des universités du monde entier collaborent avec l’UNFPA, font des recherches, analysent des données, participent à la formation, et développent des programmes académiques qui aident à édifier des capacités nationales dans le domaine de la population et du développement.

En 2002, l’UNFPA a continué à combattre la fistule obstétrique et à améliorer les services d’urgences obstétriques en collaboration avec le programme AMDD (Éviter la mortalité et l’invalidité maternelle) (Averting Maternal Death and Disability ), un programme de l’Université de Columbia, et la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO). Cette collaboration a également mené à la création d’un projet qui offre des services d’urgences obstétriques et améliore la collecte de données en Inde, au Maroc, au Mozambique et au Nicaragua. Avec le soutien de l’UNFPA, l’Université de Zambie se charge d’une enquête sur la sexospécificité, laquelle augmentera l’efficacité de l’éducation et de l’activité de plaidoyer.

AMBASSADEURS ITINÉRANTS

Les ambassadeurs itinérants de l’UNFPA profitent de leur célébrité pour attirer l’attention sur la santé et les droits en matière de reproduction. En agissant comme porte-parole, beaucoup parmi eux permettent une prise de conscience par l’intermédiaire de la campagne Face à face pour les droits de la femme.

  • Au cours de sa visite en Éthiopie, en octobre 2002, l’ambassadrice itinérante Goedele Liekens a produit un documentaire sur la fistule obstétrique. Ce programme de 45 minutes, intitulé « Quand les douleurs de l’accouchement ne cessent jamais,» a été vu par des millions de spectateurs en Belgique et aux Pays--Bas.

  • De nombreux messages pour les médias sur la santé des adolescents ont été créés lors d’une visite au Nicaragua par Kattis Ahlstrom, présentatrice et journaliste à la télévision suédoise, Hanne-Vibeke Holst, un auteur danois, Kari Jaquesson, une présentatrice à la télévision norvégienne, et Mikko Kuustonen, un artiste finlandais faisant des enregistrements.

  • En juin, 19 ambassadeurs itinérants de l’UNFPA participèrent à une rencontre de célébrités activistes en faveur des causes de l’ONU. Des discussions sur l’activité de plaidoyer et des urgences négligées ont été animées par Wendy Fitzwilliam, de la Trinité-et-Tobago, une ancienne Miss Universe, et Goedele Liekens, une personnalité de la télévision belge.