UNFPA Le FNUAP a l'oeuvre 2001
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LES SITUATIONS D’URGENCE
Conflit armé, désastre naturel, famine. Une réponse rapide sur le terrain apporte des services et du matériel sauvant des vies.

Des situations de crise comportent de graves risques de santé en matière de reproduction en particulier, pour les femmes et les adolescentes. Dans une situation d’urgence, la protection des femmes enceintes constitue une priorité absolue. Pour beaucoup d’autres femmes, l’aide nécessaire consiste à prévenir les infections sexuellement transmissibles et la violence sexuelle.

Depuis 1994, l’UNFPA a soutenu des projets d’urgence pour la santé en matière de reproduction dans plus de 50 pays et territoires, y compris des réponses humanitaires immédiates suivies d’assistance de développement d’après urgence, afin de rétablir et d’améliorer les services de santé en matière de reproduction. Parmi les partenaires de cette réponse humanitaire figuraient des gouvernements, des institutions des Nations Unies et des ONG.

En 2002, l’UNFPA a intégré une Subdivision de Réponse humanitaire au Bureau de la Directrice exécutive et a ouvert une section à Genève. Cela a amélioré sa capacité de fournir des services répondant aux besoins urgents pour la santé en matière de reproduction des réfugiés, des personnes déplacées dans leur propre pays et d’autres personnes touchées par une crise. Une assistance technique a également été donnée aux soldats des Nations Unies pour le maintien de la paix. Des problèmes particuliers ont été créés par des urgences complexes, combinant sécheresse, famine, pauvreté, HIV/sida et violence sexospécifique.

Une assistance a été fournie dans plusieurs pays pour des urgences en cours et des programmes de reconstruction à la suite d’un conflit, notamment en Afghanistan, en Angola, au Burundi, au Congo, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, en Équateur, au Kosovo, au Liberia, au Malawi, dans le Territoire palestinien occupé, au Rwanda, en Sierra Leone, en Somalie, au Soudan, Timor-Leste et en République-Unie de Tanzanie.

ÉQUIPEMENT ET APPROVISIONNEMENT

En 2002, l’UNFPA a envoyé de l’équipement d’urgence et de l’approvisionnement à 22 pays et territoires. L’approvisionnement consiste en trousses préemballées qui répondent à des besoins spécifiques: accouchement aseptique, préservatifs pour prévenir la transmission du VIH et les grossesses non désirées, soins pour des cas de viol, prévention et traitement des infections sexuellement transmissibles, soins d’après fausses couches et suivant des avortements pratiqués dans des circonstances dangereuses, césariennes et transfusions sanguines.
Les trousses d’accouchement réduisant la contamination, par exemple, comportent savon, feuilles de plastic, lames de rasoir, de la ficelle et des gants pour aider la mère à donner naissance en toute sûreté dans des situations d’urgence. Ces fournitures aident à assurer l’Ensemble minimum de services initiaux mis au point par le Groupe de travail inter organisations sur la santé en matière de reproduction de l’ONU, dont l’UNFPA est un membre fondateur.

  • L’UNFPA œuvre en collaboration avec le gouvernement de l’Afghanistan, des ONG internationales et locales, et des donateurs à reconstruire et à améliorer les cliniques et les hôpitaux, à assurer un approvisionnement ininterrompu en produits médicaux et de consommation, et à assurer la formation des équipes médicales loca-les. En 2002, l’UNFPA a ouvert un hôpital mobile à Kaboul qui comporte deux unités de maternité, a amélioré la clinique de Shahuda, dans la partie ouest de Kaboul détruite par les bombes, et soutenu des programmes gérés par les Afghans pour les sages-femmes et les aides soignantes traditionnelles à l’accouchement.

  • En Afrique du Sud, la faim, le VIH/sida et la pauvreté ont créé une situation d’urgence bien plus complexe que la sécheresse qui avait précédé la dernière crise de l’alimentation. En 2002, l’UNFPA a donné son soutien pour l’achat et la distribution de produits de santé en matière de reproduction, y compris des préservatifs masculins et féminins, et pour la formation et le déploiement de fournisseurs de services dans les zones affectées par la crise.

  • L’UNFPA a envoyé plus de cinq tonnes de produits d’urgence pour la santé en matière de reproduction, pour faire face aux complications de la grossesse et réduire la mortalité des mères et des enfants à Goma (République démocratique du Congo), après l’éruption d’un volcan en mars 2002, laquelle avait déplacé des centaines de milliers de personnes et sérieusement désorganisé les services de santé

  • En mai 2002, l’UNFPA a lancé un appel aux donateurs, pour apporter de l’aide aux femmes en couche incapables d’aller dans des hôpitaux, à cause des activités militaires, des couvre-feux et des restrictions de mouvement dans le Territoire palestinien occupé. D’autres priorités comprenaient la collecte des données, des activités favorisant l’affranchissement de la femme et prévenant la violence sexospécifique, ainsi que la création de centres de conseils aux traumatisés pour les femmes et leurs familles. Le Fonds a envoyé du matériel de base pour les urgences de santé en matière de reproduction à des cliniques et des hôpitaux, et formé 100 assistants médicaux, pour aider aux urgences obstétriques.

DONNÉES ET ANALYSE

Dans bien des cas, la première réponse de l’UNFPA consiste à établir les besoins immédiats. La recherche et l’analyse des données, pour s’assurer qu’il a bien été répondu aux besoins, suivront plus tard.

  • Un manque quasi-total de données fiables relatives à la capacité de l’Afghanistan de résoudre ses immenses problèmes de santé, particulièrement en ce qui concerne la mortalité et la morbidité, constitue un obstacle à la reconstruction. En 2002, l’UNFPA et plusieurs de ses partenaires ont organisé au plan national une enquête intensive, rapide et globale concernant les établissements de santé et les ressources disponibles, laquelle a couvert chaque district du pays.

  • En Angola, l’UNFPA a procédé dans quatre provinces à une évaluation générale des besoins des femmes, hommes et adolescents déplacés dans leur propre pays. Des politiques de santé et des programmes du gouvernement angolais et de l’UNFPA seront basés sur ces résultats, lesquels relèvent un très haut taux de fécondité et de mortalité infantile, un manque de services de santé en matière de reproduction, et des connaissances insuffisantes sur les méthodes de contraception et la prévention anti-VIH.
Une femme enceinte subit un examen prénatal en Sierra Leone, où l’UNFPA aide le gouvernement à faire face à une crise naissante de VIH/sida, après plus d ’une décennie de guerre civile. Les Nations Unies ont lancé une initiative révolu-tionnaire avec la participation de responsables du maintien de la paix de l’ONU, pour intensifier une prise de conscience sur le VIH/sida et ralentir la progression de l’infection. Avec plus de 15 000 soldats gardiens de la paix dans le pays, une formation sur la prévention anti-HIV, la sexospécificité et les droits de la femme aura un impact profond. L’UNFPA et d’autres institutions de l’ONU et des ONG soutiennent des programmes concentrés sur les milliers de femmes et de filles enlevées et violées pendant la guerre – plusieurs sont devenues des travailleuses de l'industrie du sexe – ainsi que sur les jeunes touchés par la guerre, et aussi le personnel sous uniforme.

Photo: Teun Voeten

FORMATION ET ÉDUCATION

Pour faire face à des crises, les personnes ont besoin de qualifications et d’information, afin de rendre durable leur progrès. L’UNFPA soutient les conseils psychologiques, l’éducation sexuelle et la formation pour l’édification des capacités. Des situations dangereuses et instables contribuent à des comportements à haut risque, notam-ment parmi les jeunes, et exposent les plus vulnérables à la violence sexuelle.

  • L’UNFPA a développé un plan d’expansion de la réponse d’urgence et d’après-conflit dans la République démocratique du Congo. Un ensemble de modèles d’intervention aidera à répondre aux besoins de santé en matière de reproduction des adolescents déplacés, des combattants démobilisés et des réfugiés – en particulier, des femmes et des filles.

  • En 2002, des officiers de la police de Timor-Leste ont participé à une formation sur la violence domestique L’UNFPA avait fournit une assistance technique et des ressources pour un entraînement de cinq jours avec la police des Nations Unies.

  • Un manque sérieux de femmes médecins et de sages--femmes qui soient formées constitue un obstacle majeur pour garantir des soins de santé en matière de reproduction aux femmes d’Afghanistan. En 2002, l’UNFPA a soutenu un stage d’instruction à Peshawar (Pakistan)qui était destiné à des sages-femmes travaillant en Afghanistan. Par la suite, ces sages-femmes formèrent à leur tour des auxiliaires obstétriques qui travaillent dans des communautés rurales, procèdent aux examens pré-et post-natals, aident pendant l’accouchement et donnent une éducation de santé.

  • Vers la fin de 2002, l’UNFPA a organisé une conférence pour les ONG de femmes à Bratislava (République slovaque), pour augmenter l’édification des capacités et leur formation et incorporer une perspective de sexospécificité dans la prévention de conflits, l’édification de la paix et les activités de résolution de conflits.
A Kaboul (Afghanistan), ù la guerre a causé des dommages étendus à l’infrastructure locale de santé, cet hôpital mobile soutenu par l’UNFPA fournit des services essentiels aux femmes souffrant de complications de la grossesse.

Jensen/UNPFA

ACTIVITÉS DE PLAIDOYER ET DE PRISE DE CONSCIENCE

Les complications de la grossesse et de l’accouchement sont les principales causes de mortalité et de morbidité parmi les femmes réfugiées en âge de procréation. Dès le tout début d’une situation de crise, femmes et hommes ont besoin d’information et de services de santé en matière de reproduction. L’UNFPA assure une prise de conscience accrue de l’importance d’incorporer des réponses de santé en matière de reproduction dans les interventions humanitaires, ainsi que de les intégrer aux services de base permanents. L’UNFPA œuvre à garantir que des ressources sont allouées aux services, auxquels ont droit les populations vulnérables.

  • En juin 2002, l’UNFPA et la Fédération internationale des sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge se sont engagés à élargir et à approfondir leurs échanges, étant admis que le besoin des femmes réfugiées de pouvoir accoucher dans des conditions médicalement saines et de recevoir des soins de santé en matière de reproduction est un problème humanitaire primordial qui requiert des efforts accrus de soutien et de coopération.

  • L’UNFPA a été un co-sponsor d’un rapport sur l’Impact des conflits armés sur les femmes ainsi que le rôle des femmes dans l’édification de la paix. Ce rapport a été publié en octobre 2002 et a souligné la prévalence de la violence contre la femme avant, pendant et après des conflits armés.

  • En juillet 2002, lors d’une rencontre des Nations Unies, des experts de l’ONU et des ONG ont témoigné que les personnes déracinées par un conflit et vivant dans des conditions d’extrême pauvreté ou touchées dès le début par un désastre courent un risque beaucoup plus élevée d’être infectées par le VIH. Les experts ont souligné que les ressources actuellement disponibles pour combattre le VIH/sida dans des communautés touchées par une crise sont terriblement inadéquates et ont averti du danger d’une épidémie, laquelle n’est absolument pas sous contrôle, particulièrement pas en Afrique subsaharienne.