UNFPA Le FNUAP a l'oeuvre 2001
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SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION ET MATERNITÉ SANS RISQUE
Un engagement à sauver la vie des femmes.

La liberté en matière de procréation est une valeur fondamentale, mais elle ne peut pas être exercée sans un accès à une information appropriée et à des services de haute qualité. Afin d’aider les personnes à exercer ce droit, l’UNFPA soutient des projets et des programmes aidant à répondre aux besoins de planification familiale, des grossesses et des accouchements sans danger et plus hygiéniques, et à la prévention des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida. Des domaines particulièrement importants sont la santé en matière de reproduction des adolescents, la fistule obstétrique et la violence sexuelle.

PLANIFICATION FAMILIALE

Dans le monde entier, près de 350 millions de femmes – une femme sur six en âge de procréation – manquent encore de pouvoir choisir parmi une gamme complète de méthodes efficaces pour la planification familiale, afin d’espacer les naissances ou limiter le nombre de leurs enfants. Dans certains pays, plus de la moitié des femmes disent qu’elles auraient préféré différer ou éviter leur naissance la plus récente. Sur les 190 millions de femmes qui tombent enceintes chaque année, plus de 50 millions subissent un avortement, souvent dans des conditions dangereuses.
L’UNFPA soutient des programmes de planification familiale volontaires qui aident les couples à prévoir le nombre de leurs enfants, protègent la santé des mères et des enfants, accroissent le bien-être des familles et intensifient la participation des hommes à la planification familiale et aux décisions de santé en matière de reproduction.

  • En Équateur, l’École militaire enseigne maintenant à ses jeunes élèves la santé en matière de reproduction, y compris des questions de sexualité et d’égalité entre les sexes, en tant que partie intégrante de leur programme d’études. Un programme parallèle fournit des services de santé en matière de reproduction au personnel des forces armées et à leurs familles.

  • Au Yémen, un nouveau manuel à l’attention des imams et des prédicateurs situe la santé en matière de reproduction et la planification familiale dans le contexte islamique. Il a été publié avec l’aide de l’UNFPA et en coopération avec le gouvernement.

  • Un programme de sensibilisation culturelle dans la région amazonienne du Pérou a établi un lien entre la santé en matière de reproduction et l’identité indigène. Des instructeurs de la région ont tenu dans les langues locales des ateliers destinés aux notables, aux sages-femmes et aux promoteurs de la santé dans la province de Condorcanqui.

MATERNITÉ SANS RISQUES

Plus d’un demi-million de femmes meurent chaque année des suites de la grossesse. Avec un accès approprié aux traitements d’urgences médicales, presque toutes ces femmes pourraient être sauvées. L’UNFPA promeut la maternité sans risques en assurant qu’une assistance spécialisée et des services de santé sont disponibles à toutes les femmes pendant la grossesse et lors de l’accouchement. Quand c’est nécessaire, nous mettons égale-ment des soins obstétriques à disposition des femmes ayant des complications et nous fournissons des approvisionnements pour répondre aux besoins non satisfaits de la planification familiale.

  • L’UNFPA a soutenu la réparation et la rénovation de 79 centres de santé dans sept districts de l’état de Rajasthan (Inde), en tant qu’élément d’un projet visant à améliorer l’accès et la qualité des services d’urgence obstétrique.

  • Les soins d’urgence obstétrique en Afrique occidentale et centrale se sont situés au centre d’une évaluation des besoins exécutée par l’UNFPA au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. Publiés en novembre 2002, ces résultats sont utilisés pour mobiliser des ressources destinées à des projets qui rendront disponibles ces services sur une plus large échelle.

  • Au Maroc, un projet soutenu par l’UNFPA a entraîné 700 travailleurs et responsables de la santé et a mené à une importante augmentation du nombre des centres de traitement d’obstétrique d’urgence. Contrôle et évaluation se sont concentrés sur des questions d’accès et de qualité.

  • Dans la province de Sofala (Mozambique), laquelle a le taux le plus élevé de mortalité liée à la maternité, et où se trouvent les centres les plus démunis du pays, l’UNFPA fournit des hôpitaux avec du personnel et de l’équipement, pour assurer des soins obstétriques de base complets ainsi que des soins néonataux. La formation des infirmières spécialisées et pédiatriques, des techniciens chirurgicaux et des docteurs en médecine a été assurée.

  • Afin d’améliorer les soins obstétriques d’urgence à Timor-Leste, en 2002, l’UNFPA a mis à disposition les fonds nécessaires pour quatre médecins spécialisés par l’intermédiaire du Programme des volontaires des Nations Unies. Ces obstétriciens/gynécologues fournissent des services essentiels et procèdent à des entraînements en cours d’emploi pour des agents sanitaires, afin de promouvoir une capacité locale.

  • Au Nicaragua, une évaluation complète des besoins de 138 centres de santé publics et privés a été achevée en 2002. Des moyens spéciaux d’évaluation et d’étude d’impact ont été développés, pour aider à identifier les régions ayant les taux de mortalité liée à la maternité les plus élevés.

  • Divers projets de santé en matière de reproduction ont bénéficié aux réfugiés somaliens des camps du Kenya et d’Ethiopie, ainsi qu’aux Somaliens résidant dans leur propre pays. L’UNFPA a aidé à rétablir les deux principaux centres de maternité à Garowe (Puntland, Somalie du Nord-Ouest), à former le personnel de santé, et à fournir le matériel de base essentiel, ainsi que de l’équipement.

FISTULE OBSTÉTRIQUE

La fistule obstétrique, la plus grave de toutes les infirmités liées à la grossesse, est une lésion causée par un accouchement prolongé. Elle se produit habituellement quand une jeune femme pauvre a un blocage en cours d’expulsion et ne peut pas obtenir de césarienne. Le plus souvent, l’enfant meurt et la mère souffre de lésions considérables des voies génitales qui la rendent incontinente. Sans soins, les femmes sont non seulement expo-sées à une vie de honte et d’isolement, mais aussi souffrent d’une mort lente et prématurée, à cause d’infections et d’insuffisances rénales. La fistule obstétrique touche chaque année un minimum de 50 000 à 100 000 femmes. Heureusement, même après plusieurs années, une intervention chirurgicale permet de remédier à la plupart de ces cas.

L’UNFPA mène une campagne mondiale pour prévenir et soigner la fistule obstétrique, particulièrement en Afrique subsaharienne. Lancée en octobre 2002 à Addis-Abeba (Ethiopie), cette campagne a pour objectif d’instruire les communautés sur les causes et les conséquences de la fistule obstétrique, à équiper les centres médicaux avec le matériel essentiel et à former le personnel médical pour pratiquer la chirurgie nécessaire. Cette campagne souligne également les dangers associés aux mariages et aux grossesses prématurés et aide les victimes de la fistule à se réintégrer leurs communautés.

Comme élément de cette campagne, l’UNFPA soutient le tout premier rapport d’évaluation des besoins sur la prédominance de la fistule obstétrique dans 11 de ces pays, à savoir le Bénin, le Tchad, l’Éthiopie, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, la République-Unie de Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Cette cam-pagne contre la fistule est financée par une contribution de 200 000 dollars du gouvernement de Finlande.

  • Plus de 150 femmes du Tchad ont été traitées chirurgicalement pour leur fistule pendant la première année d’un programme soutenu par l’UNFPA pour l’expansion des services et une prise de conscience accrue. Des évaluations des besoins ont guidé l’expansion des centres de traitement, en tenant compte de la formation de médecins et d’infirmières ainsi que de l’équipement et l’approvisionnement des hôpitaux. Après leur opération, comme élément de leur retour à une vie normale dans leurs villages, ces femmes ont reçu un capital de mise en route, pour pouvoir commencer de petites activités produisant des revenus.

 

Dans le cadre de sa récente campagne pour éliminer la fistule, l’UNFPA coopère avec cet hôpital d’Addis-Abeba, où ces femmes viennent de recevoir un traitement efficace.

Photo: Kristin Hetle/UNFPA

LA SANTÉ DES ADOLESCENTS EN MATIÈRE DE REPRODUCTION

Comme ils n’ont que des connaissances limitées de leurs corps, les jeunes gens s’exposent à des grossesses non désirées, des avortements pratiqués dans des circonstances dangereuses, des infections sexuellement transmissibles, la toxicomanie, l’exploitation et la violence. Les adolescents sont encore plus vulnérables que les jeunes gens plus âgés.

L’UNFPA soutient des initiatives pour la préparation à la vie familiale, l’éducation sexuelle dans les écoles, le conseil par les compagnons d’âge, des centres et services en faveur de la jeunesse, et la participation des jeunes.
Le Fonds prête une attention particulière aux adolescentes, dont la santé, l’éducation et les chances dans la vie sont souvent réduites par la discrimination sexospécifique et le mariage ou la grossesse prématuré.

  • Au Cambodge, c’est avec l’appui de l’UNFPA que plus de 300 moines bouddhistes ont reçu une formation sur la santé en manière de reproduction, y compris la prévention contre le VIH. Par la suite, dans le cadre de leurs sermons, dans des ateliers et lors de rencontres informelles, ces chefs religieux très écoutés ont retransmis cette information aux jeunes gens. Dans le cadre d’un autre projet, des jeunes gens qui sont trop timides ou trop mal à l’aise pour requérir l’aide des services de santé en matière de reproduction ou demander des informations dans une clinique, peuvent se rendre dans un club de karaoké ou une bibliothèque – deux des nouveaux centres de « drop in » soutenus par l’Initiative de la Commission européenne/UNFPA en faveur de la santé en matière de reproduction en Asie.

  • Au Népal, des théâtres de rue et des présentations mobiles de vidéos ont apporté un message sur la santé en matière de reproduction aux jeunes et aux adolescents de la campagne. Ce projet soutenu par l’UNFPA com-porte des représentations en langue locale qui sont suivies de séances questions-réponses.

  • À Lima ((Pérou), des gangs urbains figuraient parmi les bénéficiaires d’un projet soutenu par l’UNFPA qui visait à fournir des informations sur la santé en matière de reproduction, les questions concernant la sexospéci-ficité et la violence. Hors ville, des émissions radio ont atteint des jeunes gens non scolarisés dans la région de l’Amazonie.

  • En Egypte, des manuels publiés par l’UNFPA introduisent les jeunes aux questions de santé en matière de reproduction, ainsi qu’aux changements physiques, psychologiques et sociaux qui se produisent pendant l’adolescence. Ces manuels complémentent une campagne nationale adressant des questions relatives à la jeunesse, telles que fumer la shisha (pipe à eau), l’alimentation, les rapports familiaux, l’égalité entre les sexes, la colère, la violence et, pour les adolescents qui sont mariés, la planification familiale.

  • Au Viet Nam, avec l’assistance de l’UNFPA, le système d’éducation secondaire aborde les problèmes de santé en matière de reproduction pour les adolescents.

  • Des adolescents de Bosnie et d’Herzégovine se sont intéressés à des activités au niveau local ainsi que des campagnes de plaidoyer. Un projet soutenu par l’UNFPA tend à intensifier la participation des jeunes dans la prise de décision en question de sexualité et de santé en matière de reproduction, et à améliorer leur accès à ces services par l’intermédiaire des réseaux de compagnons d’âge.

 

À Cuba, les campagnes d’éducation et d’information de l’UNFPA se concentrent sur les adolescents et la jeunesse, avec comme but de retarder la première grossesse et de réduire le taux d’avortement du pays. Des messages sur la santé en matière de reproduction ont été transmis par l’intermédiaire des organes d’information et par du matériel de promotion, tels des calendriers, des stylos et des T-shirts semblables à celui porté par cet adolescent de La Havane.
Photo: Johnette Iris Stubbs


LA VIOLENCE SEXOSPÉCIFIQUE

La violence contre la femme est associée étroitement à une mauvaise santé en matière de reproduction, laquelle implique une faible demande et un accès limité aux services de santé respectifs. L’UNFPA œuvre avec les gou-vernements et contrôle leur engagement, afin d’établir des mécanismes nationaux qui surveillent et réduisent la violence sexospécifique. En 2002, 26 pays avaient mis en place un mécanisme de contrôle, et 25 de plus avaient annoncé qu’ils étaient en train de développer de tels mécanismes.

  • La traite des femmes et des filles a été le sujet d’un atelier international tenu à Bratislava (République slovaque)et organisé en octobre 2002 par l’UNFPA. Plus de 60 parlementaires, fonctionnaires gouvernemen-taux et représentants des ONG de 25 pays ont témoigné des effets nuisibles de la traite sur leurs populations et se sont mis d’accord que son élimination devait devenir une question de politique nationale.

  • À Chimaltenango ((Guatemala), des professionnels de la santé ont reçu une formation leur permettant de dépister des patientes ayant subi de la violence sexuelle et de confier ces victimes à un psychologue se trouvant sur place. Mis à part cette formation, l’UNFPA a apporté son soutien à des séances de prise de conscience pour les leaders de cette communauté urbaine démunie.

  • Dans des camps de réfugiés Somaliens, dans le nord-est du Kenya et dans l’est de l’Éthiopie, des conseils aux victimes de viol font partie d’une initiative réalisée par l’UNFPA grâce à des fonds provenant du gouvernement du Danemark. Les victimes bénéficient de services d’urgence de santé en matière de reproduction et de planification familiale.Cette initiative met l’accent sur la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida, et augmente une prise de conscience sur la mutilation génitale féminine.

  • Au Nicaragua, la parité des sexes et la prévention de la violence contre la femme constituent l’objectif de nouvelles méthodes de communication préconisant des changements de comportements et apportant des informations dans des régions défavorisées. Ce projet soutenu par l’UNFPA a permis d’améliorer les rapports entre l’armée et les communautés locales.

  • Au Ghana, l’UNFPA continue à soutenir le Programme des Nations Unies pour l'égalité des sexes en collaboration avec le PNUD et l’UNIFEM. En 2002, six organisations nationales ont mis à exécution au niveau national “16 Jours d’activisme contre la violence sexospécifique.” Parmi les matériels de plaidoyer produit cette année figurait une vidéo pour la télévision, “Oser prendre position contre la violence sexospécifique, ” à laquelle avaient participé des dirigeants gouvernementaux et locaux.
LA SÉCURITÉ D'APPROVISIONNEMENT

L’effort pour améliorer la santé et prévenir les infections sexuellement transmissibles dépend en grande partie de la disponibilité des produits essentiels de santé en matière de reproduction, y compris les contraceptifs. En 2002, l’UNFPA a fourni pour 150 millions de dollars de produits, à la demande de 73 pays en développement. Le coût de ces produits a été en partie couvert par un financement de 25 millions de dollars provenant du gouver-nement du Canada, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Plusieurs pays ont signé avec l’UNFPA des accords de participation aux coûts pour l’approvisionnement en contraceptifs.

En réponse à des requêtes pressantes pour 33 situations d’urgence en 2002, l’UNFPA a envoyé des produits de santé en matière de reproduction évalués à environ un million et demi de dollars. Des organisations d’entraide internationale ont également obtenu par l’intermédiaire du bureau des services d'achats du Fonds des produits d’urgence pour la santé en matière de reproduction, à l’attention de leurs propres projets d’aide humanitaire.

La stratégie mondiale de l’UNFPA en matière de la sécurité d’approvisionnement pour la santé en matière de reproduction garantit qu’il y a une quantité suffisante de contraceptifs de qualité et d’autres produits pour répondre au bon moment et au bon endroit aux besoins des personnes concernées. En 2002, cette stratégie a été introduite auprès d’environ 200 représentants de l’UNFPA et de leurs partenaires régionaux, aux cours d’ateliers en Chine, Côte d’Ivoire et en République slovaque. De plus, ces ateliers établirent une base pour des plans nationaux destinés à suivre et évaluer les mesures prises par les pays, afin de garantir un approvisionnement durable et de qualité à des prix raisonnables.

L’UNFPA a lancé une initiative avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), pour rallier des États partenaires, des agences techniques et d’autres donateurs à un effort visant à mieux promouvoir la sécurité d’approvisionnement pour la santé en matière de reproduction au niveau des pays, ainsi que sur le plan mondial. À la suite d’une série de conférences et de groupes de travail, cette initiative a été nommée Filière stratégique pour la sécurité d’approvisionnement pour la santé en matière de reproduction. Son but est de soutenir les pays dans leur développement d’un engagement stratégique et d’un plan d’action consolidé, afin d’assurer un approvisionnement approprié ainsi qu’une gamme de contraceptifs de bonne qualité et d’autres produits pour la santé en matière de reproduction.

  • Au Brésil, une étude soutenue par l’UNFPA a établi que les systèmes nationaux d’achat et de distribution de contraceptifs étaient insuffisamment développés et disposaient de mécanismes de pistage et de contrôle insuffisants. L’UNFPA a aidé le Ministère de la santé à analyser la législation nationale et les réglementations qui influencent l’achat, l’importation, les tarifs, la distribution et la logistique.

  • En 2002, lors d’un atelier en Norvège, le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et l’UNFPA développèrent des directives de programmation de préservatifs masculins pour des missions de pacification et signèrent un mémorandum d’entente sur l’approvisionnement en matériel de santé en matière de reproduction, y compris les préservatifs masculins, les médicaments essentiels et des trousses d’analyse pour le VIH.

 

Des sages-femmes de Timor-Leste essaient leurs nouvelles motocyclettes achetées avec l’assistance de l’UNFPA. Ces 80 nouvelles motocyclettes permettent aux sages-femmes d’étendre leur champ d’action, en particulier aux communautés rurales éloignées. Afin d’améliorer encore plus l’accès au nombre limité de sages-femmes diplômées, l’UNFPA fait un test-pilote de “maisons d ’attente,” où la femme peut habiter près d’une sage-femme alors que la date de son accouchement s’approche. Timor-Leste, le tout dernier État membre des Nations Unies, est devenu une nation indépendante le 20 mai 2002. Il a le taux le plus élevé de mortalité liée à la maternité de l’Asie entière (860 pour 100 000 naissances vivantes).

Photo: Marek Smith/UNFPA

L’ACCÈS ET LA QUALITÉ

Loin d’être un luxe, améliorer la qualité des soins peut être une méthode rentable pour remplir l’objectif d’une meilleure santé en matière de reproduction. L’un des éléments importants de ces soins consiste à traiter les clients avec respect, car autrement ils pourraient ne pas utiliser les services mis à leur disposition ou n’en tirer que de mauvais résultats.

La qualité des soins inclut l’accès aux services, un approvisionnement et un équipement approprié, et des standards élevés pour les capacités techniques, de gestion et interpersonnelles des agents de santé. Dès le début, l’UNFPA a été actif dans tous ces domaines, pour une large part en offrant une assistance technique, de l’équipement et la formation de ceux qui donnent des soins médicaux.

Une initiative globale dirigée par l’UNFPA, Stronger Voices for Reproductive Health (Des voix plus fortes en faveur de la santé en matière de reproduction), favorise les partenariats entre les gouvernements et la société civile afin d’améliorer la qualité de la santé sexuelle et en matière de reproduction dans six pays: l’Inde, le Kirghizistan, la Mauritanie, le Népal, le Pérou et la République Unie de Tanzanie. Des mécanismes communau-taires, telle la mobilisation et le plaidoyer, des programmes d’épargne et de crédit et des systèmes de micro-assurance, aident les communautés, et plus particulièrement les femmes, à avoir plus d’influence sur la qualité des soins qu’elles reçoivent pour la santé en matière de reproduction. Ce projet a permis à des communautés de discuter et d’aborder publiquement leurs questions de santé en matière de reproduction, lesquelles avaient souvent été considérées comme étant trop “privées ” pour être mentionnées en public. Cette initiative se réalise en coopération avec les Nations Unies et d’autres institutions, et avec un financement de la Fondation pour les Nations Unies.