|
Intensifier la prévention
du VIH/sida
Assumer un rôle dirigeant aux niveaux mondial, régional
et national et prêter attention au contexte culturel dans
lequel s’opère un changement de comportement, tels ont
été en 2001 les actes essentiels par lesquels s’est traduit
le souci qui anime le FNUAP de prévenir le VIH. Au nombre
des 5 millions d’individus infectés durant l’année, on
comptait de nombreux jeunes et femmes enceintes –
deux groupes dont le FNUAP se préoccupe en priorité.
L’Afrique, avec 75 % des 40 millions de personnes qui
dans le monde entier souffrent du VIH/sida, a continué
d’enregistrer les taux les plus élevés d’infection, ce qui
menace le développement, la cohésion sociale, la stabilité
politique, la sécurité alimentaire et l’espérance de vie.

Mpule Kwelagobe, Ambassadrice itinérante du
FNUAP, visite une malade du sida au Botswana.
L’ex-Miss Univers s’est vue décerner le Prix Jonathan
Mann 2001 pour son action, notamment
dans le domaine sanitaire et dans celui des
droits de la personne. Depuis le Botswana, où les
taux de séropositivité sont les plus élevés du
monde, Mme Kwelagobe se fait l’avocate hardie
de la prévention du VIH/sida parmi les adolescents.
Photo: Mark Edwards/Still Pictures
|
Mesures prises contre le VIH/sida
Le FNUAP est au premier plan des efforts de prévention
internationaux, tirant parti de son expérience étendue
sur trois décennies des problèmes délicats de sexualité et
de culture et s’efforçant d’intégrer la prévention du VIH
dans l’ensemble des services de santé en matière de
reproduction. Les interventions à court terme consistent
notamment à promouvoir un comportement responsable,
ce qui englobe l’abstinence, l’utilisation de préservatifs et
le report de l’âge auquel devenir sexuellement actif. L’action
à plus long terme vise à favoriser un changement
durable de comportement en affranchissant les femmes
et les filles et en faisant participer les hommes.
|
Au sein du FNUAP, en 2001, la prévention du VIH/sida
est devenue une plus haute priorité que jamais auparavant
:
-
Le FNUAP a affecté à cette lutte un complément de
personnel et a continué de privilégier la programmation
de la prévention et la constitution de réseaux par
l’entremise de conseillers en matière de VIH/sida
dans les équipes multidisciplinaires de services techniques
basées dans un pays.
-
Le Fonds a continué de travailler en partenariat avec
d’autres cogarants du Programme commun des
Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). En 2001,
Thoraya Obaid, Directrice exécutive du FNUAP, a présidé
le comité des organisations cogarantes d’ONUSIDA.
-
A un sommet de dirigeants africains tenu à Abuja
(Nigéria), le FNUAP a demandé un effort de prévention
plus déterminé afin d’arrêter la progression du
VIH/sida, l’accent portant sur les jeunes et sur l’affranchissement
des femmes et des filles.
-
Un cadre stratégique pour 2002-2005 a été approuvé
par le Conseil d’administration; ce cadre définit une
stratégie à la dimension du FNUAP pour sa contribution
à la prévention chez les jeunes et les femmes
enceintes et pour la programmation des préservatifs.
-
Le FNUAP a participé aux mécanismes de coordination
nationaux dans plusieurs pays afin d’aider à établir des propositions de financement qui seront présentées
au nouveau Fonds mondial de lutte contre le
sida, la tuberculose et le paludisme.
La session extraordinaire de
l’ONU La session extraordinaire de l'Assemblée générale
des Nations Unies consacrée en juin 2001 au
VIH/sida a constitué une manifestation d’importance
majeure. Le FNUAP a établi les documents
techniques, prêté appui aux Etats membres et
organisé deux tables rondes au niveau ministériel
– l’une sur l’égalité des sexes et le VIH/sida et
l’autre sur la prévention de l’infection chez les
jeunes. Les dirigeants mondiaux ont adopté une
Déclaration d’engagement sur le VIH/sida où
sont énoncés des objectifs spécifiques : d’ici
2005, réduire l’infection par le VIH de 25 % chez
les jeunes dans les pays les plus touchés et, la
même année, assurer à 90 % des jeunes un
accès à l’information, à l’éducation et aux services
nécessaires pour réduire leur vulnérabilité à
l’infection par le VIH. |
|