Les personnes âgées pauvres des pays en développement,
en majorité des femmes, sont souvent oubliées par
les politiques et programmes.
Des régimes de pension
inadéquats et l’érosion du soutien traditionnel des
familles du fait de la migration, de l’urbanisation et d’autres
facteurs laissent beaucoup de personnes âgées dans
une situation extrêmement difficile.
Un grand nombre
des 374 millions de personnes âgées des pays en développement
vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le FNUAP souligne que, pour satisfaire aux objectifs de
développement du Millénaire, les stratégies de réduction
de la pauvreté doivent aussi faire une place privilégiée
aux personnes âgées les plus pauvres et les plus vulnérables.
Le FNUAP soutient les politiques qui fournissent
des services de santé à tous ceux qui en ont besoin,
jeunes ou vieux; qui reconnaissent le rôle assumé par les
personnes âgées donnant des soins aux orphelins du
VIH/sida; et qui appuient les efforts faits pour éliminer la
discrimination, la violence et le crime à l’encontre des
personnes âgées, surtout des femmes vivant dans la
pauvreté.
A Malte, en octobre 2001, le FNUAP a organisé une
rencontre d’experts sur les personnes âgées pauvres.
Les participants, venus de 35 pays, ont débattu des
moyens de faire une place centrale dans les programmes
de développement aux problèmes concernant les
personnes âgées pauvres, surtout les femmes.
Le FNUAP a prêté appui à diverses activités en préparation
de la deuxième Assemblée mondiale sur le
vieillissement. Il a organisé une table ronde sur le
vieillissement et la pauvreté et publié un rapport intitulé
Situations and Voices : The Older Poor and
Excluded in South Africa and India. Le rapport a confirmé
que l’urbanisation, la migration, l’effondrement
des structures sociales traditionnelles et le VIH/sida
ont condamné de nombreuses personnes âgées, surtout
des femmes, à une pauvreté abjecte et à l’isolement.