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La PLANIFICATION FAMILIALE encourage une meilleure santé en matière de reproduction et un élargissement des choix dans la vie.
Mais de 20 à 25 % des couples, dans les pays en développement, ont besoin
d'un meilleur accès aux contraceptifs. Il y a encore 120 millions de couples qui veulent espacer la naissance de leurs enfants ou ne plus
avoir d'enfants, mais qui n'usent pas de méthodes contraceptives, et
ce chiffre n'inclut pas les célibataires. En complément aux activités
visant les femmes, le FNUAP entreprend de nombreux projets novateurs auprès des hommes afin de développer la responsabilité masculine en
matière de planification familiale et d'améliorer la condition et la
santé des femmes.
- En Iran, 100 dirigeants religieux, négociants et enseignants ont reçu
en 2000 une formation qui vise à éliminer les obstacles culturels à
l'utilisation de services de planification familiale et de santé en matière de reproduction.
- En Ouganda, une campagne médiatique a été lancée afin d'améliorer
la participation des hommes à la planification familiale et à la santé maternelle; cette campagne a suscité l'intérêt général et
des débats publics.
- Au Bangladesh, le FNUAP a copatronné le premier séminaire
international de formation sur la vasectomie non chirurgicale; des représentants
de sept pays asiatiques y ont assisté.
- En Équateur, le FNUAP a soutenu en 2000 l'élaboration et
l'introduction de nouveaux protocoles et normes nationaux concernant les soins de santé en matière de reproduction.
Nous travaillons aussi à améliorer la qualité des soins. En 2000, le
FNUAP a collaboré à la publication d'un nouveau manuel de référence qui contient les critères médicaux à retenir pour différents types
de contraceptifs afin d'aider à déterminer quel type est le moins
dangereux et le plus approprié pour chaque personne. Ce manuel, basé sur les
plus récentes données cliniques et épidémiologiques, est publié par l'Organisation mondiale de la santé.
Le taux d'utilisation des contraceptifs a augmenté très rapidement au cours des 40 dernières années, passant de 10 % environ en 1960 à
près de 60 % aujourd'hui. Il est prévu que la demande augmentera d'une nouvelle tranche de 40 % au cours des 15 prochaines années.
Mais le soutien des donateurs pour les contraceptifs a diminué depuis 1996, de sorte que les fournitures en contraceptifs sont insuffisantes
dans toutes les régions. Les pénuries les plus graves se situent dans l'Afrique subsaharienne, où des préservatifs sont nécessaires
d'urgence pour prévenir une diffusion accrue du sida.
PRÉVENIR UNE PÉNURIE DES PRODUITS DE SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION est une priorité absolue pour le
FNUAP. Les contraceptifs et ces produits sont essentiels pour mettre chacun en
mesure d'éviter l'infection par le VIH et de planifier sa famille, et
pour que les pays atteignent leurs objectifs en matière de population et de
développement. Le FNUAP est le premier distributeur mondial de
préservatifs. En septembre 2000, il a lancé une nouvelle stratégie mondiale
en la matière, qui a obtenu des Pays-Bas et du Royaume-Uni un soutien financier proche de 80 millions de dollars.
Améliorer
la condition des femmes et des filles est une haute priorité
pour le FNUAP. En 2000, nous avons produit cette brochure
de plaidoyer afin de faire prendre conscience aux décideurs
et aux spécialistes des soins de santé du lien crucial entre
l'affranchissement des femmes et la santé en matière de
reproduction.
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Le FNUAP s'efforce dans de nombreux pays d'augmenter le nombre de
naissances bénéficiant de l'assistance d'un personnel sanitaire
qualifié. Ici, une femme reçoit des soins prénatals d'une sage-femme dans le
Rajasthan (Inde).
Photo : Viviane Moos |
La stratégie est conçue
pour mettre en place une capacité nationale et des approches durables de la
fourniture de contraceptifs par l'entremise de partenariats publics, privés et non gouvernementaux. Au siège du
FNUAP, un nouveau
groupe dirige les efforts en coopération avec la section des achats,
et les bureaux de pays travaillent à assurer une coordination stratégique au
niveau national.
La MATERNITÉ SANS DANGER occupe une place élevée à l'ordre du jour du
FNUAP. Aujourd'hui, environ 514 000 femmes meurent chaque
année des complications de la grossesse et de l'avortement, et la
plupart de ces décès pourraient être évités avec un traitement rapide.
Dans les pays en développement, le risque de décès lors de l'accouchement
touche une femme sur 48, contre une sur 1 800 dans les pays
développés.
Le FNUAP soutient diverses mesures dans plus d'une centaine de pays afin de réduire les taux élevés de mortalité maternelle –
qui vont de l'éducation des communautés sur la maternité sans danger jusqu'à
la formation des prestataires de soins de santé à l'obstétrique
d'urgence, et à la dotation des centres de santé en fournitures appropriées. Nous
coopérons étroitement avec l'OMS, l'UNICEF et la Banque mondiale. Le FNUAP est un membre clef de l'Initiative maternité sans danger, qui
travaille depuis 1987 à élaborer des politiques et programmes visant à
protéger les femmes durant la grossesse et l'accouchement. Nous sommes aussi membres du Groupe interinstitutions sur la maternité sans
danger.
En avril 2000, le Groupe interinstitutions a organisé une réunion avec des experts de la mortalité maternelle dans le but d'élaborer
des stratégies clefs pour assurer la présence d'un personnel qualifié
lors des accouchements. En novembre, le Groupe a organisé en Tunisie une conférence internationale sur le thème « Sauver des vies : présence
d'un personnel qualifié lors de l'accouchement », qui a rassemblé des équipes nationales venues d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud
pour mettre en commun leurs expériences et élaborer des stratégies nationales. Quatre pays – Botswana, Malaisie, Sri Lanka et Tunisie
– ont partagé leurs expériences s'agissant d'augmenter le taux de présence
d'un personnel qualifié lors de l'accouchement, et sept pays – Bangladesh, Burkina
Faso, Mozambique, Népal, Nigéria, Ouganda et
Sénégal – ont recueilli des aperçus précieux à l'aide desquels
planifier leurs propres stratégies nationales.
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